Malgré une commotion cérébrale, Maxime Simard a bien l’intention de finir la Transgrancanaria

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Maxime Simard en reconnaissance sur l'île de la Grande Canarie - Photo : Marie-Lou Beaudette-Ross

DISTANCES+ À LA GRAN CANARIA – Il y a un mois, le coureur québécois Maxime Simard a reçu une bonne mise en échec à la tête alors qu’il jouait au hockey. « Je suis resté étendu sur la glace, avec une légère perte de conscience », se rappelle-t-il. Malgré tout, il sera du départ de la Transgrancanaria vendredi soir, et il entend bien se rendre jusqu’au bout.

« Le médecin m’a arrêté pendant un mois et il m’a dit que j’avais deux choix, raconte Maxime. Soit de ne faire aucun entraînement jusqu’à la course, en espérant être OK, ou continuer de m’entraîner et ne pas être sûr d’être rétabli. »

Maxime a donc tout arrêté. Pas idéal, à la veille d’un ultra de 128 km (7500 m D+), qui demande un bon effort physique. La Transgrancanaria « classique » (3e étape de l’Ultra-Trail World Tour) n’est peut-être pas la plus technique qui soit, mais ça demeure un ultra de 128 km et 7500 m D+ qui traverse toute une île du nord au sud.

« Sur un effort intense ou lorsque la lumière est forte, j’ai encore un peu mal à la tête, dit Maxime, mais sinon le corps et les muscles ça va. Je pense que je suis en forme et que je suis capable de faire cette course-là. »

De toute façon, il n’est pas question d’abandonner. « Je vais marcher tout ce qu’il reste s’il le faut, dit-il encore. Les barrières horaires sont généreuses, alors je devrais être capable de faire la course en dedans de 27 heures. » À titre de comparaison, le vainqueur des trois dernières éditions, Pau Capell, avait terminé l’épreuve en 12 h 42 les deux dernières années. Le temps de Maxime devrait le placer dans le dernier quart des coureurs.

Et puis les vacances étaient prévues. Maxime, 25 ans, est ici avec sa copine Marie-Lou Beaudette-Ross, qui va courir le marathon de 42 km. « Le trail, pour moi, c’est une bonne façon de découvrir le monde. Ça permet d’aller à des endroits où je n’irais pas en mode touriste ».

Venu du triathlon

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Maxime Simard prend part à la course classique de 128 km de la Transgrancanaria – Photo : Marie-Lou Beaudette-Ross

Maxime cherchait une course à faire cet hiver, afin de tester son entraînement des derniers mois. Comme il a déjà couru l’Ultra-Trail de l’île de Madère (MIUT) en 2018, la course de la Grande Canarie lui semblait une suite logique. « Ce sont des courses similaires, explique-t-il. J’avais adoré cette course-là, mais je ne voulais pas retourner à la même place. »

ll a donc maintenu un bon rythme sportif au cours des derniers mois afin d’être prêt.« Je m’entraîne un peu plus en ˝cross training˝, je fais un peu moins de course, mais plus de ski et du vélo stationnaire », dit-il.

Maxime n’est pas un nouveau venu dans le monde de la compétition. S’il a d’abord fait du triathlon, il s’est lancé dans le trail à la suite d’une blessure au mollet. Depuis, il a augmenté les distances, jusqu’à tenter sa chance sur le fameux Tor des Géants, où il a dû interrompre sa progression après 196 km (sur 330).

Au Québec, on l’a vu au défunt Ultra-Trail du mont Albert et au Bromont Ultra ainsi que sur d’autres événements. Il a aussi voyagé aux États-Unis pour s’élancer sur quelques longues distances.

Cet été, il se remet au triathlon avec le demi-ironman d’Hawaï en mai, et le Ironman de Tremblant plus tard dans la saison.

Après avoir travaillé pendant trois ans à la Maison de la Course à Sainte-Thérèse, où il a été gérant, il est maintenant représentant technique pour la marque de chaussure suisse ON.

Stratégie de course

Pour passer au travers la très longue journée de course qui l’attend, il a son plan de match. « La première moitié, je vais partir en endurance avec le moins d’effort possible pour voir comment le corps répond, mais quand même assez rapidement pour ne pas être pris dans les ˝single tracks˝, explique-t-il. Ensuite, je vais entamer la deuxième moitié du parcours au rythme que je désire, et peut-être que je pourrai pousser un peu plus, pour avoir plus de ˝fun˝. »

L’avantage de ces courses insulaires, note-t-il, est que le départ se donne à 0 mètre d’altitude, soit au niveau de la mer. Contrairement à toutes ces belles courses dans les Alpes ou ailleurs, on ne manque pas d’oxygène ici, même en hauteur.

Le départ de la Transgrancanaria se donne sur la plage de Las Canteras, dans la ville de Las Palmas, à 23 h vendredi (heure locale, 18 h au Québec). Outre la course classique, il y a aussi une distance de 262 km, un 65 km, un marathon et des plus petites distances de 30 et 17 km.

Parmi les Québécois, deux autres hommes sont du départ du 128 km, Julien Conte et David Jeker.

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