« Bougez, je n’ai que cela à vous dire… »

Une chronique de Marcel Bouchard

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Marcel Bouchard - Photo : courtoisie

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Vieillir est un privilège et non une tare. Lorsque nous sommes capables de bouger, avancer en âge devient un privilège savoureux.

Cela devient une tare lorsque nous vivons dans l’absence de mouvement. À ce moment, nous devenons limités dans nos ambitions, dans nos passions et même dans notre liberté. Mais si nous vieillissons dans le mouvement, si notre motivation est réelle et profonde, nous restons autonomes beaucoup plus longtemps. Nous restons énergiques et vivants.

Nous sommes faits pour bouger et si nous ne bougeons pas après 50 ans, il serait utile d’amorcer une bonne réflexion sur le sens de la vie et ce qui l’anime. Il faut bouger!

« Dans la vie, me disait mon père, il y deux sortes de chevaux. Il y a des chevaux de course et des chevaux de trait. Si tu veux faire stresser un cheval de course, fais-lui faire du trait. Si tu veux faire stresser un cheval de trait, fais-lui faire de la course. T’es qui? T’es fait pour faire quoi? Tu retiens de qui? Que veux-tu faire de ta vie? »

Toutes les réponses à ces questions, ce sont les éléments de base fondamentaux pour définir ce qui nous fait bouger, en harmonie avec tout notre être. Il faut simplement se connaître pour ensuite identifier ce qui nous motivera à courir pour longtemps.

La fin des illusions

Il faut arrêter de se faire des illusions lorsqu’on est un coureur de plus de 50 ans. Il faut arrêter de se projeter dans des idéaux irréalistes. Il faut se recentrer sur ce que nous sommes comme individu. Il faut avoir le courage d’être honnête par rapport à soi-même. Il faut se concentrer sur notre niveau d’intensité de course, pas sur celui des autres! C’est fondamental pour que ça dure, cette histoire-là!

On ne construit rien seul. Une main ne peut applaudir seule, tout comme le sportif de plus de 50 ans ne peut se réaliser seul. Il faut prendre conscience de l’importance qu’occupe le volet relationnel pour une personne qui fait de la course. La communication entre les gens et l’affiliation entre coureurs sont des éléments fondamentaux. Ces dimensions permettront d’exprimer tout notre potentiel, que l’on ignore trop souvent, même après 50 ans.

Une solution à bien des problèmes

Il faut encourager et promouvoir les initiatives qui prônent cette volonté de faire bouger. Une personne qui bouge est une personne qui se développe et ce sera toujours vrai, même après 50 ans.

Le cas échéant, il y aura des pertes sur la capacité d’attention, des problèmes affectifs et des problèmes cognitifs. Pour la personne de plus de 50 ans, la course est une solution accessible partout au Québec, naturelle et rentable autant pour le corps que l’esprit. Nous sommes faits pour courir.

La course en sentier est un véritable retour à cette nature qui n’existe plus autour de nous dans nos grandes villes. Si tant de gens sont attirés par elle, c’est parce que le corps a fondamentalement besoin de se rapprocher de Dame Nature et de ses magnifiques terrains de jeux.

Ayez de la patience! Si ça fait 30 ans que vous ne bougez pas beaucoup, il ne faut pas penser que vous serez au sommet de votre catégorie en une semaine. Après 50  ans, il faut se donner du temps, être indulgent avec soi-même, idéalement être accompagné par des entraîneurs qualifiés, et surtout, surtout, avoir du plaisir à faire ce que l’on fait.

Mais ne l’oubliez pas, trop d’analyse, ça paralyse! Commencez simplement par faire ce qu’il faut pour maintenir votre activité de course, et le reste suivra tout naturellement. La vie est bien faite, vous verrez !

Propos recueillis par Louis Simard


Marcel Bouchard est conférencier et chroniqueur à l’émission Salut Bonjour Weekend, sur les ondes de TVA.

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