Maxime Lebœuf et Ariane Carrier exceptionnels au Pentathlon des neiges

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Maxime Lebœuf à l’arrivée du pentathlon élite solo / Photo : Vincent Champagne

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Les deux athlètes québécois ont obtenu des résultats historiques lors de la 13e édition du Pentathlon des neiges, qui s’est conclue sur les plaines d’Abraham, à Québec, le dimanche 5 mars. Ils sont tous les deux devenus champions du monde du triathlon d’hiver et ont remporté le pentathlon solo élite. Maxime a également récolté le titre de champion nord-américain de course en raquettes.

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« Je suis là pour gagner », déclarait Maxime Lebœuf, quelques minutes avant le départ du pentathlon « classique », soit une épreuve de 41,3 km répartie entre le vélo, la course à pied, le patin, le ski de fond et la raquette. Même s’il avait encore sa course de raquettes de la veille dans les jambes, il avait l’intention de se battre pour le podium, malgré sa grande faiblesse avouée : le vélo. Soucieux de ce handicap (il ne s’est pas du tout entraîné à vélo), il a achevé son tour du chapeau de compétition le dernier jour de ses 29 ans, puisqu’il célébrait son anniversaire le lendemain.

« Je suis en excellente forme cette année. Je suis en meilleure forme que l’année passée, a dit l’athlète de Gatineau à Distances+. On a eu de la neige tôt dans la saison, alors j’ai réussi à faire du bon entraînement tôt. »

« C’était mon objectif de saison d’essayer de faire une belle performance et, peut-être, de gagner les trois courses. Je suis vraiment content, a ajouté Maxime. […] J’avais un plan de match précis auquel je n’ai pas dérogé pendant deux mois. » Avec des résultats payants.

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Ariane Carrier lors du Pentathlon des neiges de Québec 2017 / Photo : courtoisie

Le doublé d’Ariane

Ariane Carrier, quant à elle, en était à sa deuxième expérience au Pentathlon des neiges et elle ne s’attendait pas du tout à remporter deux compétitions. L’athlète de Jonquière, âgée de 27 ans, ne s’était même pas entraînée en patin, se limitant à quelques sorties sur la glace dans les deux semaines précédant la compétition.

« Pour le triathlon, je me suis décidée à la dernière minute et je me suis mis beaucoup de pression », reconnaît-elle. Forte en ski de fond (c’est sa discipline), elle voulait « minimiser les dégâts » dans les épreuves de patin et de raquettes, et se rattraper en ski. « À la sortie de la patinoire, j’étais première, mais je ne le savais pas! Alors je suis partie avec une grande vitesse. Je me suis rendu compte à un moment donné que j’étais en tête. » Elle a alors adopté un rythme un peu plus conservateur, afin d’éviter les chutes, et a franchi l’arche grande gagnante devant des athlètes féminines en théorie plus fortes qu’elle.

Elle a par ailleurs pris le pentathlon comme un bon entraînement du weekend, mais elle l’a quand même remporté, alors qu’encore une fois, des athlètes « à temps plein » compétitionnaient contre elle. Ce qui lui fait un petit velours…

Les athlètes au départ du pentathlon élite solo / Photo : Vincent Champagne

Un succès qui ne se dément pas

Les succès de Maxime et Ariane rendent fier le directeur général du Groupe Pentathlon, François Calletta. « Ce sont de grands athlètes », lance-t-il, fier d’offrir aux spectateurs un événement compétitif relevé.

Cette année, on retrouvait autant des médaillés olympiques européens que des athlètes de haut niveau du Québec, du Canada et des États-Unis.

Mais si ces sportifs trouvent au pentathlon un niveau compétitif digne de leurs capacités, l’événement a tous les airs d’une grande fête de famille avec les volets grand public. Les compétitions ouvertes aux bouts de chou et à leurs parents sont l’occasion de sortir les costumes et de transmettre la passion des sports d’hiver aux jeunes.

Isabelle Careau et Pascal Dumaresq ont fait tout le trajet depuis le Saguenay avec leurs filles de 7 et 10 ans dans cet état esprit. « On veut montrer à nos enfants les joies du sport, même quand il fait froid! » a commenté Isabelle, alors que la petite famille se réchauffait dans la grande tente après la compétition.

Geneviève Lemieux et Sylvain Giguère, de Québec, partagent la même philosophie. Avec leurs filles Romane, 8 ans, et Lily-Frédéric, 11 ans, ils ont participé dans le plaisir aux cinq disciplines du pentathlon. « C’est une activité familiale, on voit d’autres familles qui s’amusent comme nous et qui ont le même intérêt pour le sport », dit Sylvain.

Pour monsieur Calletta, les mots de ces deux familles sonnent comme de la musique à ses oreilles. « Les familles, c’est un investissement que l’on fait dans le développement de notre discipline. On “contamine” les jeunes très tôt. » Il en a profité pour souligner le fait que le Groupe Pentathlon reverse des dizaines de milliers de dollars à un organisme qui inspire les enfants à faire du sport.

« En 2005, on était 64 participants. Cette année, on était 5 900, dit-il. On n’aurait jamais pensé se rendre là. On est très fiers de la réussite », dit monsieur Calletta, qui souhaite franchir la barre des 6 000 participants en 2018, et atteindre
les 7 000 participants dans un avenir rapproché.

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