Croître tout en restant accessible : les beaux défis de la Virée Nordique de Charlevoix

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La Virée nordique de Charlevoix propose notamment un parcours de ski de fond qui longe le fleuve Saint-Laurent - Photo : Louis Laliberté

Née il y a sept ans, la Virée Nordique, qui a lieu cette fin de semaine, propose trois jours de compétition, en ski de fond, en raquettes ou à pied, dans le décor du bord du fleuve et au parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière Malbaie. Associé pour une deuxième année à l’équipe qui organise l’Ultra-Trail Harricana (UTHC), l’événement fait face à un défi de taille : continuer de grandir, tout en conservant le caractère familial et chaleureux qui a fait son succès. Distances+ a rencontré sa directrice, Marline Côté, et la cofondatrice de l’événement, Danielle Ouellet.

« Cette année, on teste nos limites ! », s’exclame Marline Côté. « On a déjà plus de 1400 personnes inscrites pour les événements de la fin de semaine. Pour le marathon de samedi, on a dû fermer les inscriptions à 420 personnes. On a eu énormément de demande », raconte-t-elle. « Avant on faisait un départ de masse pour le marathon, mais  là il y aura trop de monde, ça peut créer de la congestion. On va faire des départs différés. »


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Une formule en évolution

Les fondeurs accourent à l’événement. Il faut dire que pour se dépenser, le cadre est enchanteur. Le marathon de ski de fond part de Baie-Saint-Paul ou de Saint-Joseph-de-la-Rive en suivant le tracé du chemin de fer de Charlevoix, et le fleuve. Par ailleurs, une randonnée de ski de fond de 15 kilomètres est proposée dans le parc des Hautes-Gorges. 

Depuis le partenariat avec les équipes de l’UTHC, la Virée Nordique prend de l’ampleur. « Avant, les activités proposées changeaient chaque année, mais maintenant, on a une programmation qui se stabilise autour du thème ˝mer et montagne˝, pour mettre de l’avant ces deux aspects de la région, dit Marline Côté. 

La Virée Nordique veut rester une organisation qui repose sur des bénévoles très impliqués et un fort ancrage local, mais doit s’accommoder de son nouveau statut, explique Marline Côté. « On a de plus en plus de monde, des gens rompus aux gros événements de course à pied par exemple et les exigences sont plus élevées. » 

Aux débuts de l’événement, les amateurs qui s’y rendaient provenaient surtout de la région. Mais désormais, pour le marathon par exemple, plus de neuf inscrits sur dix viennent de l’extérieur. Pour plaire aux sportifs assidus, mais aussi aux plus occasionnels, la Virée Nordique joue donc l’équilibriste. Aux côtés du marathon, elle continue de proposer des activités accessibles au plus grand nombre, comme la journée de la famille en raquette. 

« On veut arriver à proposer des courses qui séduisent les sportifs assidus, mais aussi garder l’esprit festif, inciter les gens à rester dans la région le soir, après les événements », dit Marline Côté. La formule de la fin de semaine va continuer d’évoluer, avec peut-être un parcours plus long dans la vallée des glaces l’an prochain.

Une expérience rare

Danielle Ouellet
Danielle Ouellet, à droite, en compagnie d’une participante… sa mère! – Photo : courtoisie

La Virée Nordique explique aussi son succès par des activités qui sont impossibles à réaliser en dehors de l’événement. « Le tracé du marathon est inaccessible en dehors de la Virée : il n’y a pas de droits d’accès. Pour la Vallée des glaces, aucune autre course d’hiver n’est organisée dans la région à part la nôtre », dit Marline Côté. 

D’après Danielle Ouellet, cofondatrice de l’événement, l’enthousiasme autour de la Virée Nordique tient aussi à l’intérêt grandissant envers le ski de fond au Québec. « Le ski de fond est de plus en plus populaire auprès des coureurs en sentier. C’est un sport très complet, excellent pour le cardio et complémentaire de la course au niveau musculaire. En plus, pour garder la motivation de s’entraîner, varier les activités de plein air, c’est parfait », dit-elle.

Terminer un marathon à pied ou en ski de fond demeure un exploit pour bien des sportifs et celui de la Virée Nordique peut réserver des surprises. « Le marathon propose un tracé plat, sans difficulté, mais le vent et le froid peuvent rendre l’expérience assez exigeante. On a neuf chances sur dix d’avoir le vent dans le dos, mais si on n’a pas de chance… », sourit Marline Côté, laissant aux participants le soin de s’imaginer l’effort à fournir.

Mais l’équipe de la  Virée Nordique veut que l’événement laisse autant de place à la performance qu’à la contemplation. « Beaucoup de coureurs du marathon de ski de fond s’arrêtent pour prendre des photos, tant les paysages sont incroyables. Ils peuvent vraiment prendre leur temps, s’ils veulent. » 

Continuer d’avancer à son propre rythme, c’est aussi le souhait de la Virée nordique pour les années à venir.

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