Au premier Défi Saint-Jude, on court en silence

Maxime Boidin – Photo : Olivier Ouimet

Les courses en sentier s’accompagnent des clameurs, parfois modestes, parfois tonitruantes, de la foule et des encouragements entre coureurs. Mais la nouvelle course du Défi Saint-Jude a choisi le silence, et un lieu surprenant pour une première édition : le cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

VO2max Productions, à l’origine de ce projet, est un organisme à but non lucratif qui a pour objectif principal d’organiser des événements sportifs dans le but de recueillir de l’argent pour des fondations. La première édition du Défi Saint-Jude, qui a lieu ce dimanche, appuie l’Institut du cancer de Montréal dans sa mission de recherche. La totalité des bénéfices sera versée à l’Institut.

Pour Maxime Boidin, directeur général de l’événement, si la course est en silence, c’est pour que les participants puissent penser aux personnes touchées de près ou de loin par cette maladie, et se recueillir durant la course.

Pourquoi avoir choisi le cimetière Notre-Dame-des-Neiges? « Il s’agit d’un des trois plus grand cimetière d’Amérique du Nord, c’est un patrimoine important de Montréal », dit Maxime. Il est situé non loin du Saint-Jude Espace Tonus, gym et spa nordique et partenaire principal. Ce choix en a surpris quelques-uns — courir dans un cimetière peut étonner, c’est sûr —, mais le lieu est exceptionnel. C’est la première fois qu’une course y est organisée.

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L’équipe du Défi Saint-Jude – Photo : courtoisie

Quant à l’organisme choisi pour recueillir les dons, il est lié à l’histoire des organisateurs. « Joan Roch (qui contribue à l’organisation) et moi avons été, par nos proches, touchés par cette maladie, et la cause nous tient à cœur. »

« On veut sensibiliser la population aux bienfaits à long terme de l’activité physique quand elle fait partie du quotidien. Joan Roch, de part son statut d’ultra-marathonien et coureur utilitaire, représentait à nos yeux le porte-parole idéal pour représenter la cause », dit encore Maxime.

Les parcours, qui sillonnent le cimetière, se veulent accessibles à tous. « On a fait des parcours de 5, 10 et 15 km que l’on peut choisir de faire en courant ou en marchant, a souligné Maxime. On voulait que tous les gens qui peuvent être touchés par la maladie puissent venir s’ils le souhaitaient. »

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