La course TransMontréal : le plaisir de traverser Montréal entre amis

Photo : Jean-Olivier Bourassa

Passer du marathon à l’ultramarathon peut être une étape intimidante pour certains coureurs. Le dénivelé est souvent plus important. Il faut se déplacer hors de la ville et courir sur des terrains plus techniques. Tout cela peut être éprouvant pour un coureur sur route. C’est pourquoi Alexandre Emond s’est lancé le défi, il y a quelques années, de créer l’ultime ultramarathon sur route, « 100 % montréalais et 100 % plaisir » : la course TransMontréal.

Un peu sous le radar et avec grande modestie, la quatrième édition s’est déroulée avec succès le samedi 12 novembre dernier. Près de 30 coureurs ont relevé le défi totalisant 60 km et traversant neuf villes et arrondissements.

Pour découvrir Montréal autrement

Natif de Montréal et coureur passionné de longues distances, Alexandre a passé beaucoup de temps à explorer la ville sous tous ses angles. Chaque semaine, accompagné de quelques amis, son but était de découvrir les parcours les plus intéressants pour profiter des beaux quartiers de Montréal en bonne compagnie. C’est alors qu’il a eu l’idée de partager sa passion pour la course et pour sa ville en créant la TransMontréal.

La course, dont le taux de participation demeure volontairement modeste depuis sa création, en 2013, traverse ainsi de « très beaux décors sur le bord de l’eau, dans des parcs et sur de belles pistes cyclables », précise l’organisateur. Environ 98 % du parcours se déroule d’ailleurs sur piste cyclable, alors que le reste se partage entre des trottoirs et des sentiers de terre.

« La TransMontréal attire en grande partie des coureurs aguerris souhaitant tester leurs limites sur un terrain de jeu familier et sans dénivelé, explique Alexandre. Le but est d’offrir une initiation à l’ultramarathon avec une distance raisonnable et dans un cadre sécuritaire. » Deux ravitaillements attendaient les coureurs avec des produits faits maison sur le parcours.

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Photo : Alexandre Émond

Un événement sous le signe de la communauté

« La TransMontréal est également un événement très particulier de par la dynamique qui s’installe entre les coureurs, explique Alexandre. Contrairement aux courses usuelles, les coureurs sont fortement encouragés à courir en groupe, non seulement par souci de commodité logistique, mais également pour le bénéfice du soutien moral. »

Alexandre croit d’ailleurs qu’il s’agit « d’une course qui est faite pour être appréciée dans l’esprit de la camaraderie et de la complicité. Il n’y a pas la pression de la performance que l’on retrouve dans les grandes courses d’aujourd’hui. C’est tout simplement une belle promenade d’un bout à l’autre de Montréal. Une expérience unique en son genre ».

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Photo : Alexandre Émond

Tous les records de parcours battus

C’est aussi ce qu’a particulièrement apprécié Stéphanie Simpson qui, en plus d’avoir participé pour une deuxième fois à l’événement, a battu le record féminin du parcours de 40 minutes. « J’ai couru les 45 premiers kilomètres avec un autre participant. Courir avec quelqu’un, c’est toujours plus motivant sur ce genre de distances », souligne celle qui a aussi été accompagnée d’un ami « lapin » pour les 15 derniers kilomètres.

Pour Stéphanie, la TransMontréal représente ainsi une belle façon de terminer la saison… ou presque! « La température est idéale à cette période de l’année! », dit la coureuse, qui se prépare maintenant pour un défi de 12 heures de course sur tapis roulant qui aura lieu le 7 décembre prochain, et qui vise à amasser des fonds pour une fondation.

Notons que le 12 novembre dernier, courir en groupe a également porté ses fruits pour Dal Maso Filippo, Vincent Robert et Christian Leduc. Ces derniers ont rapidement formé un trio dès le début de la course. Gardant une allure endiablée, le petit peloton a pris la tête et s’est seulement séparé dans les derniers kilomètres, ce qui a permis aux trois participants de prendre les premières places du classement et de briser, eux aussi, du côté des hommes, le record de temps du parcours.