Jean-François Cauchon : une saison pour repousser ses limites

L"exploit du Québécois Jean-François Cauchon à l'Ultra-Trail du Mont-Blanc - Photo: Nicolas Fréret
Arrivée de Jean-François Cauchon à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc 2017 / Photo : Nicolas Fréret

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C’est une année extraordinaire qui vient de s’achever pour Jean-François Cauchon, avec une 31e place exceptionnelle à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, considéré comme l’événement le plus relevé de l’histoire. Confiant en ses capacités, il veut repousser une fois de plus ses limites cette saison.

Jean-François travaille d’ores et déjà fort et se considère plus en forme qu’en 2017. « Avec tout l’entraînement que j’ai fait, ça s’accumule, dit-il. J’alterne le télémark et la course. Le télémark, c’est quand même un bon entraînement pour les jambes. Mon volume de course est beaucoup plus petit que l’été, 50 km maximum par semaine. »

L’hiver, l’athlète de 24 ans s’entraîne principalement sur le mont Sainte-Anne en compagnie de sa sœur Élisabeth, avec qui il forme le « Team Cauchon ». « Je n’ai pas d’entraîneur, précise-t-il. Je fais mon propre programme, selon mon expérience, mes lectures, et j’ai toujours l’opinion de mon père, qui a fait beaucoup de marathons plus jeune. Il me donne toujours des conseils. »

Bear Mountain pour débuter la saison 2018

Sa première course de la saison sera le 80 km de Bear Mountain, dans l’État de New York, une course à laquelle il avait dû renoncer l’an dernier en raison d’une blessure au genou gauche. « Je pense être en mesure de bien performer, a-t-il confié à Distances+. Il va y avoir de bons coureurs, comme Mathieu Blanchard, Alister Gardner et Elliot Cardin, les trois gagnants de l’année dernière. C’est une compétition entre nous, mais ça demeure amical. Ça aide à plus nous pousser. »

Jean-François ne s’avance pas sur ses chances de battre Mathieu Blanchard, gagnant de l’édition 2017  et autre poids lourd de la course en sentier au Québec, mais c’est un duel qui va assurément générer de l’intérêt.

Il compte participer ensuite au 30 km de la Clinique du coureur à Lac-Beauport, mais sans objectif précis. Dixième l’année dernière, il sait qu’il n’est pas le coureur le plus rapide sur les courtes distances. Le lendemain de la course, il devrait prendre le départ du 5Peak du mont Orford. « Ça va être comme un week-end-choc d’entraînement », a-t-il commenté.

La sinistre Sinister 7

En juillet dernier, il avait remporté l’épreuve du 160 km de l’Ultra-Trail du Mont-Albert, mais devant l’incertitude qui plane sur l’événement, c’est le Sinister 7 Ultra, un parcours de 160 km en Alberta, qui va retenir son attention cette année. La dernière édition avait été marquée par son lot d’abandons en raison de la chaleur intense. « Je tolère quand même assez bien la chaleur à la condition de bien gérer l’eau et la nourriture. J’ai bien géré mon hydratation à l’UTMB et, si je garde la même recette, il n’y aura pas de problème », explique Jean-François Cauchon avec confiance.

Plus tard en saison, il fera un retour au Trans Vallée X. Rappelons qu’en 2017, il avait terminé à la deuxième place, derrière celui qui est appelé à devenir son éternel rival, Mathieu Blanchard.

Le « Team Cauchon » au Trans Vallée X en août 2017 / Photo : Team Cauchon
Le « Team Cauchon » au Trans Vallée X en août 2017 / Photo : Team Cauchon

Harricana puis Bromont

Le clou de sa saison sera sa participation à l’Ultra-Trail Harricana qu’il avait remporté en 2016. Il découvrira le nouveau parcours de 125 km qui promet encore plus de sentiers de type « single track ».

« J’espère bien faire un podium, annonce-t-il. Ça va dépendre du calibre des coureurs qu’Harricana va recruter, mais quand le calibre est élevé, ça amène juste à plus de dépassement de soi. Pour moi, c’est quelque chose de plaisant. » En septembre dernier, c’est le Français Vivien Laporte qui était venu gagner la course, inscrite au calendrier de l’Ultra-Trail World Tour.

Jean-François Cauchon devrait normalement conclure sa saison en octobre en grand au Bromont Ultra. « Pour 2018, mon objectif c’est de repousser mes limites, rappelle-t-il. Dans cette optique, je me suis inscrit au 160 km, qui est seulement quatre semaines après Harricana. Mon résultat va dépendre de ma récupération. Je vois ça un peu comme une expérience. Si la forme n’est pas là, je vais au moins essayer de compléter la course. »

Enfin, il se garde un dernier projet en réserve, pour décembre, si les astres sont alignés. « J’aimerais peut-être participer à la TransMartinique, mais c’est encore à voir. » Ce serait en tout cas une nouvelle occasion de défier le Montréalais Mathieu Blanchard.

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