Anne Champagne et ses amis réalisent le défi des 5 sommets d’une seule traite

anne champagne
Le trio de coureurs - Photo : courtoisie

Gravir à la course cinq montagnes en une seule journée, c’est le défi que se sont lancé les athlètes Anne Champagne, Damien Langlois-Verret et Jean-Benoit Boudreau. Le 3 août, non seulement ont-ils réussi, mais ils l’ont également fait dans un temps très rapide de 8 h 15, ce qui serait le temps le plus rapide sur le parcours de 2019.

Le défi, qui permet de découvrir la région et qui change de circuit chaque année, conduit en 2019 les randonneurs et coureurs sur les sentiers jusqu’au mont Élie, puis à l’Acropole des Draveurs, au mont des Morios, au Pic de l’Aigle et au mont à Liguori. Les participants doivent se prendre en photo à chaque sommet, comme preuve de leur passage.

Naturellement, la grande majorité des participants prennent bien plus que 24 heures pour réaliser le défi. « Ce n’est pas très recommandé de le faire en une seule journée », rigole Anne Champagne, en entrevue avec Distances+.

« On est parti de Québec à 3 h 30 du matin en voiture, et on a terminé le défi à 20 h », raconte-t-elle. Ils étaient quatre : trois à s’élancer sur les sentiers et un au volant. Une fracture du péroné a empêché Sébastien Dion de se lancer avec ses comparses, mais son apport a été essentiel, note Anne.

Les coureurs au sommet de l'Acropole des draveurs - Photo : courtoisie
Les coureurs au sommet de l’Acropole des draveurs – Photo : courtoisie

Le circuit était réglé au quart de tour. Le matin, l’équipe a roulé jusqu’au mont Élie, puis à l’Acropole des Draveurs. Ils ont pu grimper leur deuxième sommet avant que la foule s’y densifie. Après le mont du Morios, le Pic de l’Aigle, le quatrième sommet, leur a donné du fil à retordre.

« Il fallait se rendre à des points de vue. Le sentier était moins direct. En plus, il s’est mis à pleuvoir », se souvient Anne. À cette étape, il restait encore un mont et l’énergie diminuait. Les émotions montaient. « On s’est complété, on s’encourageait les uns les autres », se souvient-elle.

Tous des coureurs aguerris, ils n’ont pas modifié leur routine pour ce défi. « On l’a pris comme un bon entraînement pour l’Ultra-Trail Harricana », qui a lieu dans un mois, dit-elle.

Ce qui ne veut pas dire que les jambes ne s’en sont pas ressenties. « Le lendemain, je courais », exprime-t-elle. « Mais le dénivelé m’est rentré dedans. »

Avec 56 km et 4000 mètres de dénivelé positif, le défi était réel, mais l’expérience en valait le coup. « On s’est dit que ça pourrait quasiment devenir notre classique », croit Anne, qui songe déjà à l’an prochain.

Anne Champagne en est à sa première vraie saison complète de course en sentier compétitive. Après avoir remporté le 50 km du Trail de la Clinique du Coureur en juin et le Championnat canadien d’ultra-trail au Québec Méga Trail, elle est attendue comme tête d’affiche à l’Ultra-Trail Harricana début septembre et à la Diagonale des fous, sur l’île de la Réunion, en octobre.

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