La Virée Nordique de Charlevoix a attiré plusieurs coureurs en sentier

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Les participants au départ du Marathon de ski de la Virée Nordique de Charlevoix – Photo : Marie Ledoux

C’est la fin de semaine dernière que se tenait la sixième édition de La Virée Nordique de Charlevoix avec, en toile de fond, des conditions exceptionnelles. C’est un nombre record de participants qui a pris part au Marathon de ski de fond ainsi qu’à un tout nouveau parcours de 15 km de ski classique au parc national des Hautes-Georges-de-la-Rivière-Malbaie.

Cette année, Évènements Harricana était mandaté par la Virée Nordique pour faire la coordination de l’évènement. Une association fructueuse selon la coordonnatrice, Marline Côté. « Il y a eu un fort engouement et c’était à guichets fermés un bon moment avant l’événement. Plusieurs coureurs en sentiers étaient au rendez-vous. On est vraiment très contents », explique celle qui est aussi directrice générale d’Évènements Harricana.

Cette année, 80 % des participants provenaient de l’extérieur de la région de Charlevoix. « Les gens sont venus de loin pour participer et pour nous c’est un beau succès parce que ça fait rayonner la région de la Charlevoix », souligne-t-elle.

Une météo favorable et une couverture neigeuse abondante ont été des éléments clés au succès de cette édition, tout un contraste avec l’année dernière ou la pluie et la glace avaient menacé certaines activités. « Cette année, le défi a été de gérer la grande quantité de neige », ajoute la coordonnatrice.

La particularité de la Virée Nordique c’est que toutes les activités, hormis le Triathlon nordique des jeunes, sont participatives. Rien n’est chronométré. « Ça fait partie de la philosophie de la Virée, dit-elle. Je pense que c’est ce qui fait son succès. Ceux qui veulent performer se mettent tout simplement en avant du peloton et calculent eux-même leur temps. » 

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Un participant du Marathon de ski de la Virée Nordique de Charlevoix – Photo : Marie Ledoux

Le Marathon de ski de fond

L’épreuve phare demeure le Marathon de ski de fond, un parcours de 44 km entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie. Une version plus courte, un 30 km entre Saint-Joseph-de-la Rive et La Malbaie, était également au programme. « Le parcours est sur le réseau du chemin de fer qui n’est pas utilisé l’hiver. Comme il n’y a qu’un seul tracé, les possibilités de dépassement sont limitées, c’est pour cette raison qu’on limite le nombre de participants qui peuvent prendre le départ », précise Marline Côté.

Comme dans les courses en sentier, plusieurs ravitaillements parsèment le parcours avec de la nourriture et des boissons chaudes.

« Honnêtement, 44 km, ça reste vraiment costaud, affirme-t-elle. Je l’ai fait l’année dernière et je suis arrivée plus fatiguée qu’après une course en sentier de même distance. C’est l’hiver et c’est tout le corps qui bouge en ski de fond. C’est très exigeant. »

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Fred Lehance lors du Marathon de ski de fond – Photo : courtoisie

Un participant enchanté

Fred Lehance, coureur sur route et en sentier et skieur occasionnel, en était à sa première participation au Marathon de ski de fond.

« C’était ma plus longue distance dans ce sport. Je me trouve chanceux d’avoir skié sur des tracés uniques pour l’occasion, c’est hors du commun, s’enthousiasme-t-il. Je l’ai fait en mode tourisme, car je voulais surtout voir le parcours. En termes d’effort, c’est un beau défi, particulièrement pour les jambes et les bras. »

Accompagné de trois autres participants de Québec, le groupe a fait presque tout le parcours ensemble dans des conditions de glisse qu’il décrit comme parfaites.

« Des paysages à couper le souffle, se souvient-il. J’avais des craintes qu’après quelques kilomètres, ça allait devenir redondant, mais pas du tout. C’est vraiment vivant le fleuve, ça n’arrête pas de bouger, autant du côté du fleuve que du côté des caps. Il y a toujours quelque chose à voir. »

Fred Lehance tient à souligner son appréciation des nombreux bénévoles qu’il a côtoyés.

« C’était vraiment numéro un. Il y a beaucoup de gens de la région et on sentait qu’ils étaient heureux de l’évènement. Une serviabilité impeccable. Les ravitaillements étaient vraiment bien fournis. La Virée Nordique est un de mes highlite de cet hiver », affirme-t-il.

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Une participante de la Virée dans la Vallée des Glaces – Photo : Jacques Vincent

La Virée dans la Vallée des Glaces

Comme la philosophie de la Virée nordique est de créer des activités entre mer et montagne, l’aspect montagne était couvert par la Virée dans la vallée des glaces, un nouveau parcours de 15 km de ski de fond classique dans le parc national des Hautes-Georges-de-la-Rivière-Malbaie.

« Une des particularités de la Virée nordique, c’est d’avoir des tracés uniques qui ne sont pas accessibles en dehors de l’évènement. Il n’y a pas de ski de fond normalement dans le parc des Hautes-Georges, explique Marline Côté. C’était une occasion unique d’essayer ces traces-là. »

Un projet exploratoire autant pour mesurer l’impression des participants que développer une collaboration avec la Sépaq. « Le parc était ouvert pour la toute première fois en hiver cette année et l’activité a super bien été. Il y a une volonté de développement dans le parc des Hautes-Georges, il suffit d’être créatif et de voir ce qui pourrait être fait à ce niveau-là », souligne-t-elle.

Est-ce qu’un la Virée Nordique pourrait avoir un volet course dans l’avenir ? « Peux être bien ! Il y a déjà eu du canicross dans le passé et il y a aussi un parcours de raquettes pour la Journée de la famille. On est à réfléchir à un volet multisport et à explorer d’autres activités que le ski de fond », avance Marline Côté.