Le Gaspesia 100 triple le nombre de ses participants

Gaspesia100-2
Photo : Gaspesia 100

C’est à compter de demain que se tiendra à Percé, en Gaspésie, la deuxième édition de l’Ultra-trail Gaspesia 100. Plusieurs distances seront offertes aux amateurs d’ultramarathons en sentiers : 160 km, 100 km et 53 km. Les organisateurs s’apprêtent à accueillir trois fois plus de participants que l’an passé, avec plus de deux cents inscriptions. Pour l’occasion, Distances+ s’est entretenu avec Jean-François Tapp, fondateur de l’événement et directeur des courses.

Distances+ : Qui a eu l’idée du Gaspesia 100? Pourquoi?

Jean-François Tapp : C’est moi qui ai eu l’idée. J’ai fait une première course en sentiers il y a une quinzaine d’années en France. J’avais tout de suite accroché parce que je suis un gars de vélo de montagne. Il y a six ans, j’ai participé à l’organisation du premier Ultra-Trail du Mont-Albert. C’est là que j’ai redécouvert la course en sentiers. Il y a deux ans, j’ai organisé le Gaspésia 100 Raid Marathon vélo de montagne. En explorant Percé, j’ai découvert des sections beaucoup plus adaptées pour la course à pied. J’ai donc voulu créer une course gaspésienne pour faire découvrir la mer.

D+ : Quelle est la particularité du Gaspesia 100 par rapport à d’autres ultras?

JFT : J’organise autant une compétition qu’une expérience sportive gaspésienne. Je suis un passionné de la Gaspésie. Le plus important est de mettre en valeur le territoire. Le parcours est fait en fonction de ce qu’il faut voir en Gaspésie. Cette année, nous faisons passer les athlètes plusieurs fois au même endroit pour qu’ils puissent voir de jour les beaux paysages.

D+ : Quel est le bilan de l’édition de l’an dernier?

JFT : C’est un bon bilan, mais il y a eu des problèmes de balisage. Notre parcours a été saboté et on a dû le changer en pleine course. On a beaucoup appris sur le balisage et l’encadrement de la course. Par exemple, le balisage de nuit sera plus visible avec une lampe frontale. Mais le résultat de notre sondage a été positif, puisque 98 % des participants ont recommandé l’événement.

D+ : Quelles sont les nouveautés?

JFT : D’abord, l’ajout d’une course par étape, le Trans-Percé. Ce sont trois courses en fin de semaine. Ensuite, il y a le Trail de lune, pour apporter une expérience de course de nuit à la lampe frontale. Je pense à d’autres nouveautés, comme la remise d’une boucle aux finisseurs ou la possibilité d’avoir des points de qualification pour l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.

D+ : Quelles sont vos attentes cette année?

JFT : Cette année, nous voulons organiser une compétition à la hauteur des autres événements que nous organisons. Nous voulons améliorer le balisage, bien sûr, et assurer un ravitaillement de qualité. J’aimerais aussi avoir plus de professionnels de la santé disponibles, mais nous sommes assez éloignés des grands centres.

D+ : Quelles sont les têtes d’affiche?

JFT : Sur le 100 miles, les plus connus sont Thomas Duhamel et Guy Gilbert, un ancien ultramarathonien de l’année. Les deux femmes seront Kathie Zeman de Toronto et Sophie Duhaime de Rimouski. On aura Laurent Homier, l’alpiniste, qui fera pour la première fois un 100 km. Sur le 53 km, la principale tête d’affiche est Nathaniel Couture qui a gagné le 100 miles l’année passée. Marline Côté sera là aussi. Enfin, il y aura Vincent Scott, un athlète local qui fera son premier ultra. Sur la course par étape, je pense à Gaston Berthelot, un athlète régional, et bien sûr à l’expérimentée Carole Fournier, d’Edmundston.

D+ : Quelle est la vision pour le Gaspesia 100 dans les prochaines années?

JFT : C’est la même que pour tous mes autres événements. Le but n’est pas de grossir de façon prématurée. Je souhaite qu’on s’établisse de façon durable. Je voudrais qu’on soit une expérience qu’il faut vivre une fois dans sa vie.


À lire aussi :

Le Gaspesia 100 : pour l’amour de la Gaspésie