Anne Champagne et ses comparses réalisent un record sur le défi des 5 sommets

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Le trio de coureurs – Photo : courtoisie

Gravir à la course cinq montagnes en une seule journée, c’est le défi que se sont lancé les athlètes Anne Champagne, Damien Langlois-Verret et Jean-Benoit Boudreau. Le 3 août, non seulement ont-ils réussi, mais ils ont également battu un record de vitesse (FKT, Fastest Know Time). Il leur a fallu 8 h 15 pour grimper les cinq sommets de Charlevoix.

Le défi, qui permet de découvrir la région, conduit les randonneurs et coureurs sur les sentiers jusqu’au mont Élie, puis à l’Acropole des Draveurs, au mont des Morios, au Pic de l’Aigle et au mont à Liguori. Les participants doivent se prendre en photo à chaque sommet, comme preuve de leur passage.

Naturellement, la grande majorité des participants prennent bien plus que 24 heures pour réaliser le défi. « Ce n’est pas très recommandé de le faire en une seule journée », rigole Anne Champagne, en entrevue avec Distances+.

« On est parti de Québec à 3 h 30 du matin en voiture, et on a terminé le défi à 20 h », raconte-t-elle. Ils étaient quatre : trois à s’élancer sur les sentiers et un au volant. Une fracture du péroné a empêché Sébastien Dion de se lancer avec ses comparses, mais son apport a été essentiel, note Anne.

Les coureurs au sommet de l'Acropole des draveurs - Photo : courtoisie
Les coureurs au sommet de l’Acropole des draveurs – Photo : courtoisie

Le circuit était réglé au quart de tour. Le matin, l’équipe a roulé jusqu’au mont Élie, puis à l’Acropole des Draveurs. Ils ont pu grimper leur deuxième sommet avant que la foule s’y densifie. Après le mont du Morios, le Pic de l’Aigle, le quatrième sommet, leur a donné du fil à retordre.

« Il fallait se rendre à des points de vue. Le sentier était moins direct. En plus, il s’est mis à pleuvoir », se souvient Anne. À cette étape, il restait encore un mont et l’énergie diminuait. Les émotions montaient. « On s’est complété, on s’encourageait les uns les autres », se souvient-elle.

Tous des coureurs aguerris, ils n’ont pas modifié leur routine pour ce défi. « On l’a pris comme un bon entraînement pour l’Ultra-Trail Harricana », qui a lieu dans un mois, dit-elle.

Ce qui ne veut pas dire que les jambes ne s’en sont pas ressenties. « Le lendemain, je courais », exprime-t-elle. « Mais le dénivelé m’est rentré dedans. »

Avec 56 km et 4000 mètres de dénivelé positif, le défi était réel, mais l’expérience en valait le coup. « On s’est dit que ça pourrait quasiment devenir notre classique », croit Anne, qui songe déjà à l’an prochain.

Anne Champagne en est à sa première vraie saison complète de course en sentier compétitive. Après avoir remporté le 50 km du Trail de la Clinique du Coureur en juin et le Championnat canadien d’ultra-trail au Québec Méga Trail, elle est attendue comme tête d’affiche à l’Ultra-Trail Harricana début septembre et à la Diagonale des fous, sur l’île de la Réunion, en octobre.

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