Sébastien Roulier : la saison de la Western States

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Sébastien Roulier – Photo : courtoisie

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Après 17 ans de course à pied, Sébastien Roulier grossira les rangs de l’élite mondiale de la course en sentiers à la Western States Endurance Race, au mois de juin. Cet événement viendra couronner un palmarès sportif très honorable.

L’homme de 43 ans participe au marathon de Boston depuis 10 ans, réalisant des temps souvent inférieurs à la marque des 2 heures et 40 minutes. Mais il est avant tout un passionné de course en sentiers. « J’aime courir en sentiers. J’en ai besoin. Courir devient un mouvement naturel qui fait partie de moi », explique-t-il.

Au cours des cinq dernières années, le pédiatre de métier s’est fait un nom au Canada et aux États-Unis en y remportant plusieurs ultras : NJ Ultra Festival (2013, 2014, 2016), Pineland Trail Running Festival (2014), etc. Le vainqueur du Bromont Ultra en 2015, a aussi représenté l’année dernière le Canada aux Championnats mondiaux de Trail au Portugal, deux mois après avoir fait l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB).

Des défis en prévision de la Western States

Dans sa préparation pour la Western States, Sébastien Roulier combine des courses à des défis, une bonne façon de faire des doublés payants. « J’aime bien faire les courses en doublé. En 2015, j’avais fait le défi du mont Orford et deux semaines après je faisais le Bromont Ultra. Ça avait été super bien. L’année passée, j’avais fait l’UTMB et quatre semaines après, le défi du mont Orford. Je me rends compte que dans ces défis, le deuxième va toujours mieux. »

Le coureur d’expérience aborde son rendez-vous californien avec sérénité, même s’il admet ne pas être à son meilleur par des chaudes journées. « J’aimerais la faire sans pression. Je vais voir comment ça va se faire au fil des kilomètres. Mais la chaleur est un facteur. J’ai commencé à faire une séance de sauna par semaine pour m’acclimater. »

Enfin, le Sherbrookois promet que le reste de l’été sera calme, ce qui pour un ultra-marathonien de son calibre n’exclut pas de faire de la distance. « J’ai deux défis en tête, refaire le mont Orford début octobre et la traversée des sentiers de l’Estrie qui fait 160 km. Je la ferai solo, mais j’inviterai les gens à venir courir avec moi. Et si je peux aussi avoir des gens pour le ravitaillement, ils sont les bienvenus. »

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Photo : Marco Bergeron

Le secret, c’est de toujours trouver de la nouveauté

Sébastien Roulier pense avoir trouvé le secret de sa longévité en ultra. Celui qui s’est très récemment initié à la course à obstacles, estime qu’il faut savoir varier ses objectifs. « Si j’étais toujours en mode performance, je ne serais probablement plus sur le circuit. C’est bien d’avoir des objectifs personnels, des défis pour des causes, voir aussi la course comme un projet pour partager avec des élèves à qui je donne souvent des conférences. »

Père de trois enfants, il se dit par ailleurs flexible dans ses horaires, afin de pouvoir concilier le travail, la famille et la course à pied. « J’essaie de ne pas avoir d’entraînements trop fixes. J’ai déjà des horaires difficiles. J’y vais quand j’ai du temps. Je ne connais même pas toujours mes horaires d’une semaine à l’autre, poursuit-il. Je sais juste où sont mes courses et mes longues sorties. Mais je me connais bien et je sais que j’arriverai toujours entraîné à une course. »

Le mental et le physique sont par conséquent toujours prêts d’une saison à l’autre. « Le mental est toujours bon, je ne suis jamais trop épuisé. Je respecte assez mon corps. J’ai une faiblesse aux adducteurs depuis plusieurs années, mais avec des massages et de la physio, c’est tout à fait gérable », conclut-il.

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