Antoine St-Louis : en route pour un top 10 à Harricana et un premier 100 miles

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Antoine St-Louis lors de la course Fuego y Agua Endurance, au Nicaragua, en 2015 / Photo : Jeff Genova

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C’est avec une certaine sagesse qu’Antoine St-Louis, 23 ans, de Sutton, attaque sa nouvelle saison de course. L’ancien athlète élite de biathlon, qui court dans les sentiers depuis l’âge de 10 ans se dit arrivé “à maturité” pour réaliser son plein potentiel dans les courses d’endurance.

« J’attaque ça d’une autre façon cette année. Je vais y aller beaucoup au feeling. Je n’ai pas envie d’aller me péter le nez encore une fois », explique celui qui a dû abandonner la Transgrancanaria pour une deuxième année consécutive, en février dernier, en Espagne.

Son objectif principal cette année est de se classer dans le top 10 au 125 km de l’Ultra-Trail Harricana (UTHC), une des courses qu’il qualifie parmi les plus roulantes de l’Ultra-Trail World Tour, mais aussi de compléter son premier 100 miles (160 km) lors du Bromont Ultra.

Un programme ambitieux, mais réfléchi

Pour se rendre jusque là, il s’est inscrit à quelques courses, mais il se donne la liberté de décider à la dernière minute s’il y participera vraiment. Il pourrait compléter d’autres courses au cours de l’été, selon ses disponibilités et son état d’âme.

Il a noté dans l’agenda le 80 km du North Face Endurance Challenge de Bear Mountain, à la mi-mai, dans l’État de New York, le 22 km du Xtrail de Sutton à la fin mai (parce que c’est chez lui), le 119 km du Lavaredo Ultra Trail, en Italie, en juin, le 125 km de l’UTHC, en septembre, et le 160 km du Bromont Ultra, en octobre. 

« J’ai fait la course de 50 miles de Bear Mountain il y a deux ans, mais cette année, j’aimerais ça ouvrir la machine comme il faut pour voir ce que ça va donner », explique-t-il.

Qualifié et pigé pour le Lavaredo Ultra Trail, il n’a pas encore acheté ses billets d’avion vers ce coin de l’Italie où il s’est déjà entraîné quand il était dans l’équipe nationale de biathlon. Il prendra sa décision dans les semaines avant l’événement.

« J’ai vraiment envie d’essayer d’augmenter mon indice ITRA [International Trail Running Association] pour pouvoir participer à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ou être dans les départs des élites de grandes courses d’ici un ou deux ans », souligne le jeune, mais ambitieux athlète.  

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Antoine St-Louis avant la Transgrancanaria – Photo : Courtoisie

Un gars de performance

Malgré l’abandon à la Transgrancanaria, Antoine souligne avoir eu un bon hiver d’entraînement, avec beaucoup de dénivelé. « J’ai continué à courir de façon plus récréative depuis mon retour d’Espagne et la forme est bonne, c’est encourageant! ».

Coureur solitaire, il recherche la performance. « J’aime performer. Je ne fais pas juste de la course ‘’pour moi‘’ », admet-il. Par contre, il tient à se rappeler à lui-même qu’il n’y a pas que la course dans sa vie. Directeur des ventes chez Cowansville Mazda, Antoine St-Louis est en train de reprendre les rênes de l’entreprise familiale de ses parents, propriétaires de trois concessions automobiles dans la région de l’Estrie. « Le travail m’occupe 60 à 70 heures au bureau chaque semaine. Heureusement, j’ai l’avantage d’avoir un horaire flexible et la course m’aide à rester sain d’esprit! »

La saison d’Antoine St-Louis devrait donc se terminer avec son premier 160 km au Bromont Ultra, en octobre, là où il avait découvert son intérêt et son potentiel pour les courses d’endurance, il y a trois ans, sur le 80 km.

« J’y vais pour le plaisir et l’aventure, question de finir la course et de m’amuser, parce que je ne connais pas encore cette distance. On verra! », conclut-il, avec bien de la confiance dans la voix.


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