Pour ou contre le citron?

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Photo : Eggbank / Unsplash

Le citron jouit d’une grande popularité auprès des adeptes d’une vie saine. À raison d’ailleurs, puisqu’il apporte des vitamines et des minéraux. Mais s’il peut être bénéfique pour certains, sachez qu’il peut aussi vous affaiblir. Alors, posez-vous la question : est-ce que le citron est fait pour vous?

Les vertus du citron

Le citron, tout comme les oranges, les pamplemousses ou les mandarines, fait partie de la famille des agrumes. Il contient des vitamines B, C et E en quantités variables, des flavonoïdes et des minéraux.

Particulièrement riche en vitamine C, le citron est recommandé pour lutter contre les maux de l’hiver tels que la grippe, le rhume, l’angine et d’une manière générale les problèmes ORL, ainsi que pour favoriser la cicatrisation.

Il permettrait également d’évacuer les calculs biliaires et rénaux.

Les flavonoïdes qu’il contient sont par ailleurs des anti-oxydants qui viennent renforcer l’action de la vitamine C.

Le citron est un fluidifiant sanguin et a donc aussi des propriétés facilitant le système circulatoire. Ce qui peut-être intéressant en vue d’une sortie ou d’une course en altitude où le sang a tendance à « s’épaissir ».

Comment consommer le citron?

Il est conseillé de le consommer le matin en jus, car c’est dans le jus que l’on retrouve les vitamines et les minéraux.

On peut envisager de faire une « cure » de citron, mélangé à un liquide, mais maximum trois semaines. Il n’est pas conseillé de boire un jus de citron par jour toute l’année !

Les vitamines étant sensibles à la chaleur, le jus de citron ne doit pas être ajouté à un liquide chaud, mais plutôt à une tisane ou une eau tiède.

On peut également utiliser le citron sous forme d’huile essentielle (mettre une goutte sur un comprimé neutre ou dans une cuillère à café de miel), qui est produite grâce aux zestes du fruit. Elle facilite le « nettoyage » du foie et le drainage général du corps et permet donc une digestion plus aisée et purifie le système digestif.

Enfin, l’huile essentielle favorise le déstockage des graisses et possède une action « anti-cellulite » en luttant contre la rétention hydrolipidique.

Attention, il ne faut pas l’appliquer pure sur la peau, car elle est photo-sensibilisante.

Citron et alimentation alcalinisante

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Photo : Nick Fewings / Unsplash

Pour faire face aux blessures, les sportifs doivent privilégier une alimentation alcalinisante. Autrement dit, riche en minéraux afin de contrer les inflammations et prévenir toute déminéralisation.

Les aliments alcalinisants sont principalement les légumes, surtout les légumes verts.

Un sportif qui ne consomme pas assez de légumes et qui mange trop de céréales raffinées (pain blanc, pâtes blanches), de protéines ou encore de lipides de mauvaise qualité fera de son corps un terrain propice aux inflammations. Il risque de se blesser plus facilement parce qu’il n’aura pas apporté à son organisme ce dont il a foncièrement besoin. 

L’indice PRAL, de l’anglais Potential Renal Acid Load, permet de classer les aliments en deux groupes distincts, selon qu’ils sont plutôt acidifiants ou plutôt alcalinisants. Le citron, contrairement à la croyance populaire, est rangé parmi les aliments alcalinisants.

Cette classification entre aliments acides et alcalins, que vous retrouverez facilement sur le web, doit toutefois être considérée avec prudence, car certains aliments peuvent être « alcalinisants » pour certaines personnes, mais acidifiants pour d’autres. Cela dépendra des capacités métaboliques de chacun. Il faut donc d’abord apprendre à bien se connaître.

Au départ d’une course, surtout en trail, on retrouve un peu tous les types de physiques. Certains sont naturellement charpentés et musclés tandis que d’autres sont plutôt fins et élancés. Certains visages sont carrés, d’autres ronds. Si un coureur naturellement fin souhaitait se mettre au culturisme, il atteindrait vite ses limites. À l’inverse, un joueur de rugby charpenté pourra sécher autant qu’il le peut, mais il n’arrivera sans doute pas à avoir le physique d’un marathonien sur route.

Cette différence est la conséquence de notre métabolisme, qui diffère d’une personne à l’autre. C’est pourquoi les conseils en alimentation doivent être individualisés.

Vous ne devriez pas consommer de citron si…

De manière générale, les personnes naturellement fines, minces, voire maigres, au teint pâle et plutôt frileuses n’ont pas les ressources nécessaires à l’assimilation des minéraux du citron (et des fruits acides en général). Pour elles, le citron sera déminéralisant. En naturopathie, ces personnes sont dites « neuro-arthritiques ».

Elles ont une prédisposition à la déminéralisation et possèdent un faible stock de minéraux. Leur système digestif n’est pas assez fort pour neutraliser les acides du citron. Le corps, pour contrebalancer l’acidité présente, va alors aller chercher des minéraux là où il le peut, dans les tissus durs comme les os et les tendons principalement. C’est un processus naturel et normal. Par contre, si ce système se met en place de façon permanente sur le long terme par un apport continu trop acide, la personne se verra être fragilisée sur le plan ostéo-articulaire.

À noter que l’huile essentielle de citron convient aux neuro-arthritiques

Vous pouvez consommer du citron

À l’inverse, les personnes « sanguino-pléthoriques », qui sont plutôt naturellement trapues et charpentées, ont souvent trop chaud et de bonnes couleurs sur les joues. Ils ont les capacités métaboliques à neutraliser les acides du citron et ainsi à bénéficier de ses vertus.

Bien évidemment, nous ne sommes pas 100 % neuro-arthritique ou 100 % sanguino-pléthorique. Ces indications sont donc à relativiser, mais elles permettent d’avoir un bon repère. C’est en observant les réactions de notre corps que l’on saura si le citron est fait pour nous. 

Capacités à métaboliser le citron

Chez une personne présentant une faiblesse métabolique face aux acides faibles (qui constituent le citron), l’apport de citron aura tendance à leur faire ressentir un froid intérieur dans la demi-heure qui suit l’ingestion. Cette frilosité peut être accompagnée d’une sensation de fatigue et d’une augmentation de la nervosité. 

Cette approche, purement naturopathique, permet d’être à l’écoute de son corps. Aujourd’hui, il est courant de vouloir le faire taire, quitte à lui imposer une alimentation qui n’est pas adaptée. Ici, nous avons traité le sujet du citron, mais cela peut-être étendu à tous les aliments : qu’elle est la réaction de mon corps lorsque je consomme du pain blanc? Du lait de vache? Des céréales contenant du gluten? De nombreux régimes sont en vogue, mais il faut adopter, ou plutôt inventer, celui qui nous conviendra. 

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