La raquette de course : votre meilleure amie cet hiver

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Photo : Louis Simard

Chaque année, le retour du froid et des pluies d’automne rappelle que le plus beau de la saison de course en sentier est derrière nous. La fierté et la nostalgie s’entremêlent avec les gouttes d’eau, voire les flocons, qui tombent sur nos terrains de jeu. On tente une dernière sortie, mais l’adhérence est précaire et les muscles stabilisateurs sont mis à rude épreuve. Certains abdiquent, même s’ils voudraient bien continuer.

La solution : la raquette de course! Distances+ vous propose des conseils pour bien la choisir.

Les grands fabricants comme Atlas, GV, Louis Garneau, MSR et TSL suivent de près les coureurs. Ils ont sondé leurs clients et ont senti un engouement. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont mis sur le marché, ces dernières années, d’impressionnantes avancées technologiques, principalement en ce qui a trait à l’ergonomie.

Toutes ces recherches ont fait en sorte que les raquettes de course savent maintenant se faire oublier sous nos espadrilles.

Des caractéristiques particulières

À sa plus simple expression, la raquette de course est constituée d’un cadre, d’un tamis offrant de l’adhérence et d’un harnais de fixation. Point final. Toutefois, TSL se démarque avec sa raquette Symbioz Racing. Contrairement à ses compétiteurs, TSL a mis au point une raquette où le pied du coureur est entièrement solidaire de la raquette, sans aucun système de pivot.

La raquette de course est plus petite, mais ne vous faites pas leurrer, ce n’est pas que sa seule caractéristique. Il faut qu’elle possède un minimum d’avantages de conception, notamment celui d’offrir un mouvement naturel à la course à pied. Non, la raquette pour enfant n’est pas un bon compromis!

Les aspects techniques à prendre en considération

Le concepteur recherche un minimum de portance, car la course se fait sur de la neige durcie. Si vous désirez participer à des compétitions, vous devrez respecter les aspects suivants : longueur minimale de 55 cm, largeur minimale de 20 cm, avec un minimum de quatre pointes de cramponnage.

La légèreté et l’aisance de mouvement sont à prioriser. Les fabricants offrent quelques modèles plus étroits pour les femmes. Si vous avez de petits pieds, pensez à vérifier le positionnement de votre chaussure dans la fixation.

Comme on achète généralement ses raquettes en début de saison, il faut se rappeler qu’on va les porter en plein hiver et, souvent, par grands froids. Choisir un système de serrage en boutique, à 20 degrés Celsius, est une chose, mais chausser ses raquettes par -15 degrés en est une autre. Si vous faites des triathlons, vous porterez attention à la rapidité et à la précision du harnais dans les transitions.

Selon vos terrains d’entraînement, le mordant de votre raquette devra être pris en ligne de compte. Si vous voulez courir dans des sentiers de montagne, les crampons seront de précieux alliés. Si vous courez sur des terrains aux reliefs moutonnés, relativement plats, le critère de l’adhérence sera de moindre importance.

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Photo : Louis Simard

Avant de sortir du magasin

Étant donné que vous devrez débourser environ 250 $, prenez la peine de vérifier comment votre détaillant honorera la garantie. Le remplacement peut être long et laborieux. De plus, si le vendeur n’offre pas de raquettes de courtoisie, l’hiver pourrait sembler beaucoup plus long.

Il faudra également ajouter quelques éléments à votre budget. Par exemple, des sous-gants pour ajuster facilement les raquettes sans se geler les mains, ou des couvre-chaussures pour placer sur les espadrilles. En plus de servir d’isolant, ils feront office de guêtres. Les couvre-chaussures que l’on utilise pour le vélo de route sont un excellent choix. Vos vêtements devront aussi tenir compte de la neige qui sera projetée à l’arrière de vos cuisses.

La raquette donnera une dimension nouvelle à vos hivers. Allez-y, par exemple, lors d’une sortie en lampe frontale, à la pleine lune, au sommet d’un massif. Ce sera un moment magique.