Une gang de Chibougamau descend à l’Ultra-Trail Harricana

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Isabelle Paquette au départ du 80 km de l’UTHC 2016 – Photo : Ultra=Trail Harricana/Karine Maltais

Même si elle habite Chibougamau, à plus de 500 km au nord de La Malbaie, cela n’empêche pas Isabelle Paquette d’être une des plus grandes fans de l’Utra-Trail Harricana (UTHC). Son enthousiasme est tel qu’elle a su vendre l’idée de cette course à plusieurs coureurs de sa région qui se joindront à elle ce week-end.

Il s’agira de sa troisième participation à l’UTHC. « J’ai fait le 65 km en 2015, puis le 80 km l’année dernière et je refais le 65 km cette année en l’absence du 80 km, dit-elle. La distance de 65 km, j’avais eu un coup de cœur. Quand j’ai fait le 80 km, j’ai trippé, mais j’ai trouvé ça vraiment difficile », explique l’enseignante de profession.

En 2016, elle était une des ambassadrices de l’événement. « Quand j’ai été sélectionnée, j’ai fait beaucoup de publicité pour Harricana, j’en ai beaucoup parlé autour de moi ». Elle a également publié de nombreux récits de course dont son expérience à Harricana. « Être ambassadrice, c’est faire connaitre l’événement aux quatre coins de la province. J’alimente une page Facebook, Courir le Nord du Québec, dont un des objectifs est de recenser tous les sentiers dans ce secteur », explique-t-elle.

Chef de meute

Il faut dire qu’Isabelle est dans une position privilégiée pour vendre le rêve d’Harricana. « Je suis présidente du conseil d’administration du club de course en sentier La Meute, explique-t-elle. J’en ai parlé durant nos sorties de course de la semaine ou de la fin de semaine où je rencontre beaucoup des coureurs. Je leur ai dit à quel point c’est le fun et qu’ils devraient participer. »

À force d’en parler, son projet de participation à Harricana a fait boule de neige. « Cette année, à ma grande surprise, il y en a plein qui ont décidé de s’inscrire. Au total, on est une dizaine de coureurs de Chibougamau qui vont participer au 28 km pour la plupart. Ça va faire une belle délégation », affirme-t-elle avec fierté.

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Paysage du grand nord – Photo : Louis Simard

Une participation record

Un club de course dans une petite ville peut générer de l’étonnement. « On a autour de 70 inscriptions dans le club. Tous les mardis, on se retrouve au même endroit et il y a un entraîneur qui nous prépare des entraînements. On se sépare en trois sous-groupes selon la force de chacun. Moi j’anime l’un des sous-groupes », explique Isabelle.

Certains soirs, entre 25 à 30 personnes sont présentes, dit-elle. Il s’ait d’un niveau de participation qui ferait pâlir d’envie bien des clubs de course de régions bien plus peuplées. « Les gens participent beaucoup ici, comme pour le club de vélo de montagne », précise-t-elle. Il faut dire qu’être entouré de forêt incite à l’activité physique. « Il y a des sentiers de marche, des sentiers de vélo de montagne et de quatre roues, des sentiers forestiers, le parc régional Obalski. Il y a moyen de trouver un parcourt de 30 km aisément », dit-elle.

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Paysage du grand nord – Photo : Louis Simard

De l’asphalte à la forêt

Comme beaucoup, Isabelle est une ancienne coureuse sur route. « J’ai commencé avec des marathons puis j’ai eu mon ‘’écœurantite’’ d’asphalte. J’ai commencé à courir en sentier et j’ai eu la piqûre », explique l’athlète de 32 ans.

En 2012, elle participe au Québec Méga Trail, sa toute première course en sentier. « C’est là que j’ai rencontré Sébastien Côté [le cofondateur de l’UTHC] qui tenait un kiosque pour faire connaitre Harricana. Je trouvais ça intéressant son idée d’avoir une course de trail d’ampleur au Québec, dans la belle région de Charlevoix », se rappelle-t-elle.

De fil en aiguille, elle augmente les distances. « Quand j’ai vu le 65 km d’Harricana, j’ai trouvé ça accessible comme distance d’ultra, car je faisais déjà des marathons. Je me suis dit que je serais quand même capable et je me suis inscrite sur un coup de tête », raconte-t-elle.

Maintenant qu’elle a déjà dompté les distances de 65 et du 80 km, elle ne dit pas non à une participation éventuelle au 125 km. « C’est le temps d’entraînement qu’il faut gérer, ça prend beaucoup de temps dans la vie et avec une jeune famille, c’est pas toujours évident, mais je ne suis pas fermé à l’idée. Des fois je fais des paris : si tu t’inscris au 10 km, je fais le 125 km », raconte-t-elle.

Quelqu’un veut parier avec elle?

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