125 km d’Harricana : la distance ne fait pas peur à l’Abitibienne Tania Rancourt

Tania_Rancourt_Pierre_Luc_Mailloux_Mike_Garneau
Tania Rancourt et ses amis Pierre-Luc Mailloux et Mike Garneau à Monument Valley – Photo : courtoisie

En Abitibi, pour se déplacer d’une ville à l’autre, il faut faire de longues distances. Pour se rendre jusqu’à La Malbaie, où a lieu ce weekend l’Ultra-Trail Harricana, il y a plus de 1000 km. Alors, pour Tania Rancourt, qui sera l’une des quelque 180 athlètes à prendre le départ du 125 km cette nuit, avaler la distance, ça va de soi.

Priorité à l’Harricana

La coureuse originaire de l’Abitibi-Témiscamingue se sent d’attaque pour affronter sa plus longue distance à vie. « Je n’ai pas fait beaucoup de courses pour me focaliser sur l’Harricana », explique Tania Rancourt, qui a su ménager son énergie pour le plus long défi de sa carrière.

L’Abitibienne s’est inscrite à l’épreuve de 125 km après avoir été bénévole à l’édition précédente. « J’étais sur le balisage, j’ai vraiment aimé. Je me suis dit que j’allais essayer en 2017 le 125 km », raconte-t-elle avec enthousiasme.

« Ça sera différent de Bromont », dit-elle en faisant référence à une difficile épreuve de 80 km au Bromont Ultra en 2015. « Je suis bien entraînée cette fois-ci. Avec l’entraîneur Benoît Talbot, j’ai fait un camp à la fin du mois de juillet dans Charlevoix. »

« Je vais tout donner et puis prendre deux à trois semaines de pause », promet celle qui voudrait ensuite faire de plus courtes distances pour améliorer sa vitesse.

Une tradition familiale

La course à pied est une histoire de famille pour Tania Rancourt, dont le père a récemment couru son 123e marathon. « Mon père et le père de mes enfants courent beaucoup. J’ai aussi plusieurs oncles qui sont coureurs », fait-elle savoir.

Mais elle a dû attendre plusieurs années avant de perpétuer la tradition familiale. « À l’école, je détestais la course d’endurance. Je me suis mise à courir depuis une dizaine d’années, depuis la naissance de mon premier garçon », explique la mère de deux enfants.

La course en sentiers est arrivée plus tard, en 2013, lorsqu’elle participait en Ontario à sa première course, un 25 km qui lui a donné la piqûre.

Parcourir les distances et gravir les obstacles

La coureuse de l’Abitibi-Témiscamingue sera rapidement l’une des figures de la course en sentiers de sa région. Moins d’un an après sa première expérience, elle prend part à une épreuve de 100 km. « J’avais déjà fait la distance sur route et je savais que j’étais capable de faire 100 km, assure-t-elle. La course était difficile, on avait les pieds dans l’eau froide. J’ai pensé abandonner, mais j’ai su que j’étais la deuxième femme… »

En 2015, elle s’inscrit à la Pandora 24, avant de se désister pour cause de blessure. Puis, en octobre de la même année, elle se présente pour le 160 km du Bromont Ultra, distance qu’elle abaisse à 80 km.

« J’ai de l’amour pour les deux… »

Tania Rancourt garde des souvenirs de course impérissables à la fois sur route et en sentiers. « J’ai de l’amour pour les deux, course sur route et en trail. Je ne suis pas capable de choisir entre les deux », reconnaît la coureuse.

Le 50 km de Monument Valley figure parmi ses plus beaux souvenirs en sentier. « On était dix de l’Abitibi. Je suis partie avec deux amis de gars et après j’ai pris les devants à 15 km de la fin, commente-t-elle. C’était une très belle expérience, les paysages étaient beaux, la bouffe était bonne. »

Mais son plus beau moment de course est sans aucun doute sa participation au marathon de Boston en 2015. « Quand j’étais petite, mon rêve était de courir avec mon père. En 2015, j’ai couru le marathon de Boston avec lui. Je n’aurais jamais pensé faire ça dans ma vie », conclut celle qui est aujourd’hui entraîneur de course à pied.

À lire aussi : 

Une gang de Chibougamau descend à l’Ultra-Trail Harricana

Bouguin-Jeker : une compétition amicale au 125 km d’Harricana