Rekarb : La petite histoire d’un produit 100 % d’ici

Notre dossier spécial « Produits québécois »

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Photo : Rekarb

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Distances+ vous propose une série d’articles sur des produits québécois pour les sportifs. De l’alimentation aux vêtements en passant par les accessoires d’entraînement, nous vous présentons quelques fleurons du Québec qui pourront vous accompagner lors de la pratique de vos activités préférées et, bien entendu, lors de vos sorties de courses en sentier.

L’histoire de Rekarb commence lorsque Dave Guénette, son fondateur, emménage dans sa nouvelle maison. « C’est dans un secteur boisé et il y avait plusieurs érables à sucre sur mon terrain, dit-il. J’ai commencé à faire du sirop d’érable avec mes enfants de façon récréative. »

Il n’en fallait pas plus pour qu’il ait la piqûre de l’acériculture. « J’ai commencé à m’informer sur ce domaine. Je suis aussi tombé sur des études sur les polyphénols, les antioxydants que l’on retrouve dans le sirop d’érable et qui ont des propriétés au niveau cardiovasculaire et anti-inflammatoire. Pour moi, l’érable, c’est un super aliment », affirme-t-il.

Eurêka !

Adepte de la course à pied et des sports d’endurance, il a rapidement fait le lien avec sa nouvelle passion. « Je connaissais mes besoins en glucides, en électrolytes et en minéraux pour mes longues sorties. En regardant les différents constituants que l’on retrouve dans l’érable, j’ai vu un lien direct et j’ai commencé à tester ce produit dans mes entraînements. »

Et c’est là que le déclic s’est produit. « Avec l’érable, ç’a été tellement une révélation, autant au niveau boost d’énergie qu’au niveau digestif. J’ai décidé de faire tester le produit par des amis qui sont des athlètes élites qui ont vraiment "tripé" sur le concept. Et c’est de là que l’idée est née », se souvient-il.

Il prend bien soin de préciser que son produit n’est pas un gel. « Ça n’a pas la texture pâteuse d’un gel et ça ne contient pas de sucre raffiné ni de "préservatif". C’est la texture d’un sirop et c’est très majoritairement du sirop d’érable. Et on y retrouve du manganèse, magnésium, potassium et zinc. L’inconvénient, c’est qu’il n’y a pas de sodium dans l’érable. »

Pour remédier à cette situation, les nutritionnistes de Vivai lui ont suggéré une recette toute simple. « On ajoute du sel de mer afin d’atteindre 150 mg par portion, soit une des concentrations les plus élevées sur le marché. L’avantage de l’érable, c’est que le goût n’est pas altéré contrairement à d’autres produits qui doivent limiter l’apport en sodium pour préserver l’équilibre des saveurs », précise-t-il.

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Dave Guénette et Patrice Godin – Photo : Rekarb

À la poursuite du dragon

Pour passer du concept à la production de masse, la clé a été de trouver le financement approprié. « Je suis passé à l’émission Dans l’œil du dragon et Serge Beauchemin, un des dragons, est maintenant un des investisseurs. Et c’est également mon partenaire d’affaires depuis bientôt deux ans. »

L’entreprise, qui fêtera bientôt ses trois ans d’existence, génère assez de revenus pour lui permettre d’y travailler à temps plein. Tout comme son frère, qui est responsable de la fabrication.

La multiplicité des marques de gels sur le marché ne semble pas être un frein à la croissance de l’entreprise. « On a de la concurrence, mais on ne se compare pas vraiment aux autres formules de gels, affirme-t-il. Dans le concept de l’érable, il y a deux joueurs au Québec, mais nous sommes le seul à intégrer du sodium et proposer plus d’une saveur. »

Rekarb offre trois saveurs et annonce l’arrivée d’une quatrième pour le printemps. « On a cacao et matcha latté, du vrai thé matcha biologique qui contient également des antioxydants. Notre objectif est de se limiter à quatre ou cinq saveurs que les gens vont apprécier », explique-t-il.

Produire « local »

Fidèles à la mission d’entreprise de favoriser l’économie locale, les fournisseurs de Rekarb sont basés au Québec. « On s’approvisionne de plusieurs fournisseurs de sirop d’érable du Québec, car on a besoin de grandes quantités, dit-il. Les boites et les pellicules sont faites à Montréal et imprimées localement. Même notre équipement de production, qui est fait sur mesure, a été conçu et fabriqué par une entreprise de Laval. »

L’entreprise, qui est située dans le parc industriel de Mirabel, aurait très bien pu délocaliser sa production. « Il aurait été possible de s’approvisionner directement en Chine pour économiser quelques sous par paquet et augmenter nos marges bénéficiaires, mais on a fait des choix qui sont conséquents avec notre philosophie », précise-t-il.

À l’assaut des grandes bannières

Si un produit novateur et une capacité de production sont essentiels au succès d’une entreprise, encore faut-il être en mesure de pénétrer les marchés. « Un premier détaillant… qui est lui-même un athlète bien connu, Benoit Simard d’Espresso Sports, a accepté de vendre nos produits, rappelle-t-il. Par la suite, sachant qu’il avait accepté, les autres ont été plus ouverts, mais on a quand même dû travailler très fort pour y parvenir. Nos produits sont maintenant en vente dans les Sports Experts, Atmosphère et Intersport. »

Le bouche-à-oreille, notamment sur les réseaux sociaux, a également donné un élan à la marque. « Très tôt dans l’histoire, Dominic Arpin a posté une photo de lui avec nos produits, se souvient-il. Avec un bassin de plusieurs dizaines de milliers d’abonnés, ç’a été un gros boost de visibilité. »

Pour appuyer ses efforts de promotion, Rekarb possède un réseau d’ambassadeurs en plus d’équipes sur le terrain qui parcourent les évènements sportifs. L’entreprise est d’ailleurs commanditaire du Grand défi Pierre Lavoie et du Marathon de Québec.

Avec une présence marquée au Québec et dans les Maritimes, Rekarb a maintenant les yeux tournés vers l’ouest du pays. « Il y a certaines barrières par rapport aux produits québécois en Ontario et dans l’Ouest canadien, mais on est convaincu du succès si on fait le même travail de promotion que celui qui a été fait au Québec, affirme-t-il. Il y a également des discussions avec un distributeur en Europe, car on a des visées pour l’international à moyen terme. »

Dave Guénette n’est pas en manque d’inspiration pour le développement de nouveaux produits. « On vise toujours le domaine de l’alimentation sportive. On cherche à couvrir les besoins tant en entraînement qu’en récupération et en préparation. L’idée, c’est de permettre aux gens de couvrir tous leurs besoins en nutrition sportive avec nos produits. », conclut-il.

Distances+ n’entretient aucun lien d’affaires avec Rekarb, n’a rien demandé ni rien reçu en échange de cette revue, qui a été réalisée en toute indépendance.