Pineland Farm Trail : pour courir avec les vaches

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Photo : Gameface Media

Ce week-end, pas moins de 23 Québécois prendront le départ de l’une des distances proposées par le L.L. Bean Trail Running Festival, mieux connu comme le Pineland Farm Trail Challenge. L’événement, qui se déroule sur les terres agricoles de l’immense ferme Pineland, dans le Maine, attire plus de 2200 participants et 1500 spectateurs, provenant surtout des États-Unis et du Canada.

Parmi eux, Nicolas Bélanger, de Saint-Prosper, qui  est l’un des coresponsables de l’organisme Courir la Beauce. C’est l’aspect festif de cet événement qui l’a incité à s’inscrire. « J’aime les courses de ce type-là, qui se présentent sur une fin de semaine, comme un festival, dit-il. C’est très convivial, c’est familial; bref, c’est moins sérieux. En plus, c’est un parcours vallonné très peu technique. C’est roulant, alors je peux courir vite. »

Située dans les collines de New Gloucester, dans le Maine, Pineland est une ferme de 5000 hectares. C’est aussi un lieu éducatif et récréatif qui accueille les visiteurs en tout temps de l’année. Le festival comprend sept courses avec des distances de 5 à 80 km, dont un 5 km de canicross et une course pour enfants.

Les organisateurs du Pineland Farm Trail Challenge, Erik Boucher et Ian Parlin, assurent qu’il s’agit d’une occasion parfaite, pendant les deux jours de courses, pour festoyer, déguster des bières locales, profiter du barbecue et d’un immense repas-partage, danser sur de la musique traditionnelle et apprécier les spectacles et les animations familiales.

Sandrine Reul et Julie Rousseau, toutes deux de Québec, prendront le départ du 50 km. Elles y seront pour le plaisir, disent-elles, mais aussi pour réaliser leur premier ultramarathon en sentier. « On y va pour s’amuser, pour profiter d’un petit voyage entre amies et pour l’ambiance festive », confirment-elles.

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Photo : Gameface Media

Une tradition de partage culinaire

Fondé en 2006, l’événement a subi un certain nombre de transformations avant sa configuration actuelle, mais l’une des traditions qui est restée est l’invitation lancée à tous les participants de la course, en particulier aux Mainers, d’apporter un plat pour accompagner l’immense barbecue.

Au final, le repas d’après-course du samedi est un buffet de type potluck gargantuesque auquel contribuent des milliers de personnes. Un autre Beauceron, Jean-François Martin, de Saint-Georges, fera lui aussi son premier ultra sur le 50 km et compte bien apporter un plat cuisiné. « On a vraiment hâte, parce qu’on y va en famille avec les enfants et les grands-parents. Je sens que ça va être toute une expérience ! » dit-il.

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Photo : Gameface Media

Une cloche et des bas

Le plus inusité de ce circuit fermier est sans contredit la récompense d’après-course. En effet, les participants recevront une cloche à vache en guise de médaille. La grosseur est proportionnelle à la distance parcourue.

Les coureurs recevront aussi des bas de laine pour le sport. « J’ai vraiment hâte d’avoir mes chaussettes et ma cloche à vache », dit Mélanie Giguère, une enseignante de Québec qui prendra le départ du 25 km. « C’est différent et ça nous fera de beaux souvenirs » plaisante-t-elle.

Décidément, le L.L. Bean Trail Running Festival semble savoir comment prendre soin de ses participants : divertissement, ventre plein et pieds au chaud. Ça tombe bien, les coureurs en sentiers aiment bien s’amuser et se faire gâter.