D’alcoolique à ultramarathonien, Maxime Fouquet à l’assaut des Canaries

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Maxime Fouquet – Photo : courtoisie

C’est sous le ciel radieux et la température clémente de Lanzarote, une île espagnole de l’archipel des Canaries située au large de la côte nord-ouest de l’Afrique, que Maxime Fouquet partage avec Distances+ ses impressions, avant le départ de l’Haría Extreme, qui a lieu samedi.

Maxime Fouquet, un cuisinier de 41 ans de Québec, pratique la course à pied depuis l’âge de 20 ans. « J’ai longtemps couru pour fuir, ou rattraper le temps. Maintenant je cours pour une seule raison : me sentir bien », dit-il.

Après avoir sombré dans l’alcoolisme et la toxicomanie, maintenant sobre, il tente de trouver avec la course en sentier l’équilibre, le vrai. 

« Souvent les gens me disent que je dois compenser avec la course à pied, mais c’est ça que j’essaie de ne pas faire. J’essaie justement de ne pas geler mes émotions avec une autre dépendance. Mon objectif avec le trail c’est d’avoir du fun. C’est ce que je veux faire samedi lors de cette course. »

Avec une trentaine de marathons à son actif et de plus en plus d’ultramarathons, il sait à quel point il faut un équilibre et une discipline pour arriver à performer. L’excès n’est pas la solution. 

« J’ai parfois de vieilles habitudes de coureurs de route qui me poussent à partir trop rapidement, mais les longues distances c’est autre chose. Cette fois, je vais tenter une nouvelle stratégie en m’économisant sur les 50 premiers kilomètres », explique-t-il.

Samedi, il tentera de mettre en application les sages conseils de son entraîneur Joël Bourgeois, du club d’athlétisme du Rouge et Or, tout en gardant l’objectif de terminer le plus fort possible.

Courir en terre aride

Lanzarote et ses paysages lunaires - Photo : Maxime Bouquet
Lanzarote et ses paysages lunaires – Photo : Maxime Fouquet

L’Haría Extreme est une course qui traverse l’île Lanzarote dans sa quasi-totalité. Avec un total de 94 km de sentier passant par des volcans, des plages, des montagnes et des zones très techniques, c’est une course tout de même réputée rapide. 

À la toute fin, les participants doivent cependant reprendre leur souffle afin d’attaquer le dernier volcan, le « Risco de Famara » et sa mythique langue de lave qu’il faut monter avec une corde.

Majoritairement fréquenté par les Espagnols, l’événement Haría Extreme offre des distances de 10 km, 23 km, 44 km et de 94 km. Les départs se font à Haría, un village situé au nord de Lanzarote. S’il est vrai que l’île ne comporte pas de grands massifs, elle offre aussi d’émouvantes et majestueuses falaises en bordure de mer et un terrain technique et volcanique.

Du temps pour faire les choses

« J’ai travaillé longtemps dans de grands restaurants, mais depuis trois ans, je travaille dans le Grand Nord, raconte Maxime. J’ai un horaire de trois semaines de travail et trois semaines de repos, ce qui me permet de voyager, de m’entraîner et de faire des courses à l’étranger. »

« Je me consacre de plus en plus à la longue distance, laissant de côté les chronos et les performances, ajoute-t-il. Je veux trouver un équilibre entre la compétition et ma vie familiale. »

Pour Maxime, cette course termine bien une année plus tranquille, mais elle sera le prélude à 2019 qui elle, sera occupée. Le coureur participera à l’ultra-trail de Madère en avril, au marathon d’Ottawa en mai, et prendra le départ du 100 km du Québec Méga Trail en juin.

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Maxime Fouquet en compétition – Photo : courtoisie