Des milliers de coureurs affrontent le Grand raid des Pyrénées

DISTANCES+ DANS LES PYRÉNÉES

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Des centaines de coureurs récupèrent leur dossard – Photo : Christian Dionne

La dixième édition du Grand Trail des Pyrénées, qui s’est ébranlée aux petites heures ce matin dans le sud de la France, à la frontière de l’Espagne, n’a rien à envier aux autres grands événements de course de montagne. Le décor est magique, les bénévoles sympathiques et les organisateurs aguerris. Près de 4400 coureurs de 15 nations différentes, dont cinq Québécois, sont présents sur les cinq épreuves de cette édition. Distances+ est sur place.

Jusqu’à dimanche, les coureurs envahissent le petit hameau de Vielle-Aure, dans le parc national des Pyrénées. Ils participent à l’une ou l’autre des cinq épreuves, soit :

  • le Tour des Lacs (80 km, 5000 m D+)
  • le célèbre Tour des Cirques (120 km, 7000 m D+)
  • l’épreuve reine, l’Ultra Tour (220 km, 13000 m D+)

…ou encore une des deux nouvelles courses créées pour le 10e anniversaire :

  • le Tour du Néouvielle (40 km, 2500 m D+)
  • et une course par étape, le Grand Tour (cinq étapes sur quatre jours, 109 km, 8000 m D+).
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Photo : Christian Dionne

Une chaîne de montagnes à couper le souffle

Les Pyrénées offrent aux coureurs des paysages époustouflants. Sur les flancs des montagnes, les « estives », c’est-à-dire des pâturages en altitude, créent des effets de velours vert qui se découpent des massifs épineux et rocailleux.

C’est cette chaîne montagneuse du sud-ouest de la France qui forme une frontière naturelle avec l’Espagne. Parmi les sommets que les coureurs devront affronter, le Pic du midi culmine à 2877 m et offre une vue spectaculaire d’est en ouest sur 300 km de montagnes. Les sentiers varient de passages très techniques à des surfaces plus régulières, mais aucun segment n’est plat ou ennuyant.

Les postes de ravitaillement se font rares sur les parcours et les coureurs doivent prévoir le coup. Comme dans plusieurs courses en Europe, la liste du matériel obligatoire est longue, mais nécessaire pour assurer la sécurité des athlètes en haute montagne.

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Graziana Pè – Photo : Christian Dionne

Rencontres d’athlètes

Parmi les coureurs à surveiller rencontrés par Distances+, l’Italienne Graziana Pè, 37 ans, de l’équipe The North Face, qui est inscrite à l’Ultra Tour de 220 km.

C’est la première fois qu’elle entame une si longue distance. Il s’agit d’un de ses objectifs cette année. « Je n’ai jamais dépassé 170 km, dit-elle. Mon premier objectif est donc de terminer la course. Je m’attends à voir des paysages spectaculaires. Je vais vivre cette course comme un voyage, un divertissement. J’aimerais terminer forte », confie-t-elle la veille du départ.

Graziana Pè, comme plusieurs autres coureurs, en est à sa première course dans cette région. Parmi ceux rencontrés par Distances+ lors de la remise des dossards, nombreux confiaient avoir d’abord fait une course dans les Alpes et se tourner maintenant vers les montagnes pyrénéennes.

Parmi ceux-ci, les Parisiens Béatrice Brunet, Cyril Carbonie et Thierry Pommier prendront un des départs offerts. « D’habitude, on fait plus des courses vers le Mont-Blanc, mais comme on ne connaît pas du tout les Pyrénées, on s’est dit que c’était une belle aventure à faire », raconte Thierry. « Si la tête va bien et que l’on passe les barrière horaires, ça ira, après faut trouver son rythme et on avance gentiment », ajoute-t-il.

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Photo : Mylène Gauthier

À noter, le sac des coureurs contient une bouteille de rosé, un saucisson, un pâté de campagne, un petit gâteau et d’autres belles surprises. De quoi attirer un certain nombre de coureurs gourmands.