5 Peaks Coaticook : pour le plaisir des petites courses

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Photo : Vincent Champagne

« On fait surtout ça pour la fun », lance Luc Hamel, à l’issue de la course 5 Peaks Coaticook, qu’il organisait pour la cinquième année consécutive ce dimanche. L’événement, qui a rassemblé environ 175 personnes, a été fidèle à sa volonté : simple, sans flafla, mais agréable.

« On est très satisfait », lance encore M. Hamel, toujours sous le coup de l’adrénaline, alors que se sont déroulées sous un ciel parfait et une météo encore meilleure les courses de 20, 10, 5 km et des courses pour enfants.

Peu de participants, pas de kiosques commerciaux, pas de musique forte, pas de haut-parleur, un seul petit ravito, voilà l’essentiel de la promesse « 5 Peaks », qui tient tant à coeur à M. Hamel, qui n’a jamais eu besoin d’amplificateur pour se faire entendre des participants réunis pour la remise des médailles.

« Les grosses courses, elles sont bien faites. Il y en a des belles au Québec et on est chanceux d’avoir des courses comme ça, dit-il. On les fait aussi ces courses-là, mais nous autres, c’est autre chose, on est dans l’essentiel de la trail », clame-t-il.

Petite course, mais en progression. C’est un nombre record de participants qui ont pris le départ de l’une ou l’autre des courses dimanche. À terme, l’organisateur aimerait bien atteindre environ 200 participants, mais « on n’aura jamais 500 coureurs ici », dit-il. « On veut garder l’expérience la meilleure possible pour les coureurs. »

Parcours roulant

Au départ, il n’y a pas d’arche, seulement une ligne tracée par une cannette de peinture au sol (« une grosse innovation! », lance Luc Hamel en riant, habitué à n’avoir qu’un trait dans la terre.) Les coureurs longent une petite rivière du secteur Baldwin Mills, avant de traverser vers l’entrée du parc du mont Pinacle.

Les sentiers pédestres sont roulants, larges et peu techniques. Toutefois, la portion qui mène au sommet de la montagne constitue une belle ascension très technique, avec de grosses roches qu’il faut grimper en s’aidant des mains.

La vue sur la région depuis le sommet, juste à côté de la frontière américaine, et sur le joli lac Lyster, vaut un mini-arrêt. Une descente qui peut être casse-gueule s’en suit. Une bonne partie du parcours est un agaçant faux plat que l’on court sans se rendre compte que ça monte tout le temps.

Le circuit forme une boucle de 10 km, que les coureurs du 20 km doivent faire deux fois.

Des gagnants qui vont vite

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Cyrille Galland – Photo : Vincent Champagne

Le Montréalais Cyrille Galland, qui se remet d’une longue blessure, a remporté le 20 km chez les hommes. Il y a un peu moins de deux mois, il avait remporté le 50 km de la course 5 Peaks à Orford.

Chez les femmes, c’est Erin Reese, de Granby, qui a emporté les honneurs. Celle qui pratique de nombreux sports ne fait qu’une ou deux courses de trail par année. Même si elle est de la région, elle en était à sa première sortie à Baldwin Mills.

Erin Rees - Photo : Vincent Champagne
Erin Rees – Photo : Vincent Champagne

Les podiums

20 KM – HOMMES

  1. Cyril Galland – 1 h 42 : 04
  2. Martin Bherer – 1 h 52 : 10
  3. Émile Bernard – 1 h 56 : 45

20 KM – FEMMES

  1. Erin Rees – 2 h 09 : 31
  2. Viviane Beaulieu-Amirault – 2 h 10 : 30
  3. Annie Jobin – 2 h 17 : 08

10 KM – HOMMES

  1. Francois-Xavier Louineau – 00 h 53 : 35
  2. Jorge Gutierrez – 00 h 53 : 35
  3. Isaac Devault – 00h 56 : 16

10 KM – FEMMES

  1. Edith Perras – 00 h 58 : 59
  2. Valérie Leblanc – 1 h 02 : 44
  3. Caroline Salois – 1 h 07 : 18

5 KM – HOMMES

  1. Eliott Bellegarde – 00 h 25 : 53
  2. Anselme Poher – 00 h 27 : 20
  3. Guillaume Paré – 00 h 28 : 58

5 KM – FEMMES

  1. Virginie Gauthier – 00 h 25 : 58
  2. Juliette Paré – 00 h 32 : 56
  3. Emeline Klein – 00 h 35 : 09