Frédérick Viens à l’assaut de la Squamish 50; Elliot Cardin doit renoncer

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Frédérick Viens – Photo : courtoisie

Cette fin de semaine, 1250 coureurs se sont donné rendez-vous en Colombie-Britannique pour la sixième édition de la Squamish 50, du nom du village qui accueille cette course, entre Vancouver et Whistler.

L’événement est coorganisé par Geoff Langford et Gary Robbins (connu entre autres pour ses tentatives épiques de terminer la terrible Barkley). Il propose plusieurs distances : 23 km, 50 km et 50 miles (80 km). 

La version Squamish 50-50 offre quant à elle la possibilité de relever le défi de parcourir 50 miles la première journée, suivi d’un 50 km additionnel le lendemain. Un seul coureur, Colin Miller, a complété quatre fois le défi et sera de retour pour une cinquième course bipartie. À noter qu’en plus d’avoir réalisé ces exploits, Miller se classe quasi systématiquement dans le top 10 des deux distances.

La Maison de la course à l’aventure

Frédérick Viens, à gauche, et Josée Prévost, à gauche, avec la copine de Fred, Diana, et un ami. Photo : F. Viens.
Frédérick Viens (à gauche) et Josée Prévost (à gauche) avec la copine de Fred, Diana, et un ami. Photo : F. Viens.

Frédérick Viens, copropriétaire de la Maison de la course, sera de la partie. 

« L’an passé, je suis allé à Squamish pour quelques jours et j’ai eu la chance de courir un 10-15 km sur le parcours. J’ai adoré! » dit-il. 

Le moins qu’on peut dire, c’est que Frédérick entrevoit l’événement sereinement. « Mon entraînement a bien été; je connais la distance, j’ai plus d’expérience, je me sens en contrôle. Mais c’est tout ça qui fait que j’ai peur. Je ne suis pas “trop confiant”, mais je ne sais pas quoi redouter », avoue-t-il en entrevue.

Fred a en effet pu gagner en confiance et en expérience en courant notamment le 80 km du Bromont Ultra ou encore les 138 km de la Transmartinique en 2017. 

La présence de ses proches ne fait qu’augmenter son excitation. Sa copine Diana l’accompagne – et elle participera à son premier 80 km – de même que ses parents, qui courront leur plus longue course à vie. 

Josée Prévost, fondatrice de la Maison de la course, sera également présente. « Josée et moi essayons de trouver une belle course chaque année. On travaille énormément, mais en se fixant des objectifs comme ça, ça nous permet de nous assurer de nous entraîner fort toute l’année et on finit par se gâter avec une belle course », indique Frédérick.


-> Josée Prévost et Frédérick Viens sur les ondes de Radio-Canada. Écoutez le rédacteur en chef de Distances+, Vincent Champagne, raconter l’histoire des deux propriétaires de La Maison de la course à l’émission Médium large, animée par Stéphan Bureau. Découvrez comment Josée a refusé de devenir actionnaire d’un concessionnaire automobile par passion pour la course et comment la destinée de Frédérick a tenu à une balle de pistolet perdue. Cliquez ici!


Elliot Cardin - Photo : PJL Photographie
Elliot Cardin – Photo : PJL Photographie

Elliot Cardin blessé

Sur la ligne de départ du 50 miles, ce samedi à 5 h 30, devait se trouver le Québécois Elliot Cardin. Le coureur de Cowansville en Estrie affichait clairement ses ambitions dans les médias locaux. La Squamish 50 représentait l’objectif principal de l’année 2018 d’Elliot, qui vise à terme de devenir un athlète professionnel de la discipline.

Malheureusement, une blessure au genou l’empêche de prendre part à la compétition : il en a fait l’annonce jeudi matin.

« Il y a 4 semaines, mon genou m’a lâché, réduisant considérablement mon volume et la qualité de mes entraînements. J’avais foi que c’était qu’un petit bobo… mais plus le temps avançait, j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne pourrais pas courir 80 km dans cet état sans risquer d’aggraver considérablement mon sort », a-t-il écrit.

Cette année, sa septième place sur la même distance lors du The North Face Endurance Challenge de Bear Mountain (NY) ou encore sa deuxième place au Québec Mega Trail 100 km ont fait du coureur de 25 ans un athlète à surveiller de très près. La campagne de financement qu’il a organisée afin de pouvoir se permettre de prendre part à la course n’avait fait qu’ajouter à son envie de faire bonne figure au classement.

Une course foulée par des grands

Quoi de plus plaisant pour les amoureux de ce sport que de marcher dans les traces de Dakota Jones (vainqueur du 50 mi en 2016), d’Adam Campbell (vainqueur du 50 mi en 2013), de l’exceptionnelle Anna Frost (vainqueure du 50 km en 2016) ou encore, pour les mélomanes, de Ben Gibbard, chanteur du groupe Death Cab for Cutie (23 km, 2016).

Les amateurs de course en sentier attendent également une récompense bien spéciale à l’arrivée : « On va courir pour aller chercher le câlin de Gary Robbins à la fin. Il accueille chacun des coureurs », raconte Frédérick Viens.

Peu importe le niveau, l’expérience ou l’objectif des participants, ils auront en commun de réaliser un tracé composé à plus de 90 % de sentiers étroits (single tracks) au cœur de paysages à couper le souffle, en passant par des sommets enneigés. 

« Le petit village n’est pas en reste, dit Frédérick Viens. J’ai beaucoup aimé la ville lorsque j’y suis allé. Il y a une atmosphère vraiment particulière. C’est relax, c’est magnifique. »

Les coureurs ne seront toutefois pas là pour une promenade de santé, puisque 3350 m de dénivelé positif est au rendez-vous sur le 50 miles.