Le Festival du film de montagne de Banff est de retour pour faire rêver les Québécois

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Le film Ice & Palms – Photo : Jochen Mesle

Les amoureux de sports de plein air, de nature et d’aventure sont de nouveau attendus pour la 23e édition du festival du film de montagne de Banff, qui se tiendra cette année dans 24 villes du Québec du 22 janvier au 14 mars prochain.

Un sélection spécifique pour le Québec

Encore une fois, Stéphane Corbeil, directeur de la programmation québécoise, s’est creusé les méninges pour répondre aux attentes des spectateurs d’ici.

« Lors de la sélection à Banff, on voit des films 100 % culturel, d’autres 100 % aventures et d’autres plus axés sur l’environnement ou qui sont de type animalier. Je sais que pour avoir déjà présenté des films sur le tigres de neige, ces derniers n’ont pas une grande résonance auprès du public québécois. Il veut plutôt de l’aventure humaine et sportive », explique le directeur.

Ce dernier estime que des chaînes telles que National Geographic ou encore celles du service public peuvent répondre aux attentes des amateurs de documentaires animaliers. En revanche, il est rare de voir à la télé des films comme ceux que présente le festival.

Des films pour faire rêver

Chaque année, il s’emploie donc à faire une sélection des films à « caractère actif et inspirant, qui poussent les gens à réaliser leurs rêves », dit-il.

L’idée pour lui est de partager des aventures humaines et sportives « racontées à travers les yeux, le corps et le coeur de ceux qui les vivent ».

Pour 2019, les passionnés auront ainsi droit à un moyen métrage d’une trentaine de minutes sur deux femmes qui décident de traverser la Colombie-Britannique jusqu’à l’Alaska en ski. Un périple hivernal à travers les Rocheuses qui promet déjà des images à couper le souffle.

Un autre film partira à la rencontre de deux cyclistes qui se sont lancés le défi de parcourir les Alpes françaises et suisses à vélo et de monter les sommets qu’ils croisent sur leur route. « Environ 70 % du documentaire est filmé par eux-mêmes. On partage donc intensément l’action avec eux », ajoute Stéphane Corbeil.

On aura aussi droit au récit d’un mordu d’escalade ou encore de celui d’un « papi » de 80 ans qui a toujours la forme.

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Le film Surface – Photo: Greg Gyselinck

Une saveur plus écologique cette année

Cette année, le directeur de la programmation voulait aussi mettre en avant la dimension environnementale de certains des courts et moyens métrages qui seront présentés pour faire écho à la signature du Pacte pour la transition écologique.

Depuis qu’il dirige cet événement, Stéphane Corbeil a remarqué que les protagonistes des films sont de plus en plus dans une démarche qui transcende leur propre égo et qui devient plus altruiste.

Encore une fois, il s’attend à ce que les spectateurs ressortent de la salle des rêves plein la tête et qu’ils trouvent le courage de les vivre en affrontant l’inconnu.