Éloigner les insectes piqueurs pour mieux se concentrer sur sa course

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Photo : Pixabay

Vous sortez dans le bois pour pratiquer votre sport préféré et en ressortez « à la course » parce que les insectes vous dévorent ? Il existe heureusement des façons de tenir à distance ces petites bêtes utiles pour la biodiversité, mais dérangeantes pour l’amateur de plein air. Dans le cadre de notre minisérie sur les insectes et les coureurs, nous vous présentons aujourd’hui le point de vue d’un spécialiste en matière de produits répulsifs.

Éric Tourangeau est président-directeur général de DDR Plein Air, l’un des plus importants distributeurs de répulsifs au Québec. Depuis une douzaine d’années, il a tenu des kiosques dans plusieurs salons de plein air, en plus de réaliser de nombreuses expéditions. Des légendes urbaines, il en a entendu toutes sortes. Il a surtout lu sur la réalité scientifique des répulsifs.

Comment se protéger efficacement ?

Voilà la question que tous se posent, surtout qu’il peut être facile de se perdre dans la complexité des informations que l’on trouve à gauche et à droite. Éric Tourangeau conseille d’appliquer « d’abord un insectifuge sous forme de crème sur les parties du corps non protégées par les vêtements. La crème ne donne pas d’effet huileux désagréable et procure un confort qui sera apprécié par le coureur. Par la suite, on applique un insectifuge en aérosol ou en vaporisateur sur la casquette et sur quelques vêtements. Si l’on sue abondamment, on répète avec l’aérosol ou le vaporisateur. » Plutôt simple, non ?

Éric Tourangeau rappelle qu’il « faut lire les recommandations sur l’étiquette du produit et les restrictions liées à l’âge. Il faut également faire attention aux yeux, aux coupures ou aux égratignures. » Si on s’en est mis partout et que ça chauffe, on rince abondamment avec de l’eau.

Il faut également vérifier sur l’étiquette les espèces repoussées par le produit. Avec la venue des tiques au Québec, Éric Tourangeau recommande de porter une attention particulière aux chevilles. « Une zone habituellement laissée pour compte par le sportif, mais appréciée des tiques ».

Pour les vêtements techniques du coureur, il suggère d’essayer préalablement l’insectifuge sur une petite surface du tissu afin d’en vérifier sa résistance.

Une opinion sur le Deet

Il existe des quantités impressionnantes de produits sur le marché, certains 100 % naturels, d’autres à base de produits chimiques. Éric Tourangeau recommande les produits à base de Deet. « Le Deet est ce qu’il y a de mieux », estime-t-il.

Il faut comprendre le dosage des produits, dit-il. Un pourcentage de Deet élevé offre une protection de plus longue durée. « Ainsi, pour un trek de six à huit heures, un insectifuge en crème de 30 % en Deet est conseillé alors que pour une sortie d’environ trois heures, un pourcentage de Deet de 7,5 à 10 % sera suffisant. Étonnamment, il offrira une protection tout aussi efficace que le 30 %, mais pour trois heures seulement. »

Avant ou après la protection solaire ?

« Il faut d’abord appliquer l’écran solaire et le laisser pénétrer dans la peau pendant une quinzaine de minutes avant d’appliquer l’insectifuge », explique Éric Tourangeau.

Des trucs de passionné

Amateur de plein air depuis longtemps, Éric Tourangeau recommande :

– D’utiliser des savons qui n’ont aucune odeur, et ce, pour se laver ou pour laver les vêtements. « Allez dans les boutiques de chasseurs et vous en trouverez ! »

– Optez pour des vêtements de couleur pâle et placez-les dans des bacs de plastique avec quelques branches de sapin.

– Si vous ne mettez pas d’insectifuge, attachez au moins sur votre ceinture d’hydratation, un tout petit contenant de 45 ml de répulsif, par exemple. Il vous sera utile en cas d’arrêt dû à une blessure.

Si vous vous êtes fait piquer malgré vos précautions, il existe de nombreux médicaments en vente libre pour soulager les démangeaisons. Votre pharmacien vous conseillera avec justesse.


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