TransMartinique : quand les amis partent à l’aventure

Raphaël Rothan-Meter, Mathieu Blanchard, Charles Benoit et Thomas Duhamel - Photo : Vincent Champagne
Photo : Vincent Champagne

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Le Montréalais Thomas Duhamel devait participer à la TransMartinique l’an dernier. Blessé, il a annulé sa participation en se disant : « à l’année prochaine ». Chose dite, chose faite, sauf que cette fois, il ne vient pas seul : il a recruté ses amis Mathieu Blanchard, Charles Benoit et Raphaël Metter-Rothan.

Les quatre garçons prennent le départ de la plus longue course du weekend ce soir, sur le coup de minuit. Distances+ les a rencontré à quelques heures du départ.

Thomas Duhamel : aucun stress

Thomas Duhamel - Photo : Vincent Champagne
Thomas Duhamel – Photo : Vincent Champagne

« Ça conclue une belle année de course, ce voyage », dit Thomas, qui a réalisé plusieurs grandes compétitions cette saison.

En avril, le jeune homme de 31 ans était du mythique Marathon des sables, au Maroc. En juin, il a gagné le 100 miles du Gaspesia 100. Au TransVallée, en août, il a terminé deuxième. À l’Ultra-Trail Harricana 125 (UTHC) , il est arrivé troisième. Il a gagné l’événement Six heures en coeur à Québec, en octobre. Au travers tout ça, il s’est tapé une ballade de 200 km en cinq jours entre Québec et Montréal en poussant sa chienne dans une poussette.

La TransMartinique, « c’est une belle aventure entre amis », dit Thomas. Le quatuor a souvent fait des weekends choc d’entraînement. Ils ont notamment réalisé le Défi des cinq sommets dans Charlevoix. Ils sont membres actifs du Club de trail de Montréal.

« Je n’ai aucun stress », dit Thomas à quelques heures du départ. Tout au plus, y aura-t-il de l’excitation sous l’arche lors du décompte.

Pour les objectifs, « c’est difficile de savoir », dit Thomas, qui espère rentrer dans les trente heures. Ça veut dire deux nuits complètes dans la nature. « Ce n’est pas grave, je l’ai déjà fait à la Diagonale des fous », explique Thomas.

« Je partais pour essayer de faire une bonne performance, mais ma préparation ne s’est pas passée comme je voulais. J’ai été blessé, j’ai été malade et j’ai beaucoup travaillé. Du coup, je pars en mode relaxe. »

Raphaël Metter-Rothan : une première saison de trail

Raphaël Rothan-Metter - Photo : Vincent Champagne
Raphaël Rothan-Metter – Photo : Vincent Champagne

« C’est une belle façon de finir ma première saison de trail avec les copains », dit Raphaël, qui va avoir 32 ans la semaine prochaine.

Sa saison en est une de forte progression. L’an dernier, il complétait le 28 km de l’Ultra-Trail Harricana. Puis, il s’est attaqué au 48 km du Québec Méga Trail et au 125 km de l’UTHC. Il a également accompagné un ami au Marathon de Toronto.

« Pour moi, c’est un challenge personnel, un défi humain, dit Raphaël. C’est quand même fou d’être là tous ensemble. Le résultat importe peu. Ce qui compte, c’est d’avoir du plaisir pendant la course, et de s’amuser avant et après aussi. »

Juste avant d’embarquer dans la navette qui le conduit de Sainte-Anne, tout au sud de l’ile, jusqu’au point de départ au Prêcheur, dans le nord, il se dit quand même « impatient et excité » d’en découdre avec les sentiers de la Martinique.

« C’est une course de fin de saison, alors je suis fatigué. Si je rentre en bas de 30 heures, je serai content », dit Raphaël.

Charles Benoit : affronter la chaleur et l’humidité

Charles Benoit - Photo : Vincent Champagne
Charles Benoit – Photo : Vincent Champagne

« Je me sens très bien. L’entraînement physique et mental a été excellent », résume Charles Benoit, 27 ans, après la dernière petite sieste de la grande journée, qui se terminera dans une trentaine d’heures.

« J’ai hâte de voir tous ces paysages qui sont nouveaux et différents pour moi. Courir dans les volcans, les bananeraies, les champs de cannes à sucre, ça va être incroyable », dit-il.

Charles a fait son premier ultra à l’UTHC 80 km l’an dernier. Puis, il a affronté le Hong Kong 100  au tout début de l’année, avant de faire 90 km sur les 100 du Gaspesia 100, et de compléter le 125 de l’UTHC. La TransMartinique sera sa plus longue distance à vie.

La TransMartinique, « ce n’est pas la course qui aurait été mon premier choix, ajoute-t-il. Je ne suis pas fan de la chaleur et de l’humidité. Mais on a choisi de la faire tous ensemble, c’est ça qui est le fun. »

Charles termine toujours dans les premiers 10 % des compétiteurs. Sans viser de podium, il pense être capable de rentrer dans les 20-25 heures.

Nous avons présenté aujourd’hui un portrait de Mathieu Blanchard, le quatrième luron de la bande, dans le quotidien La Presse

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L’auteur est l’invité du Club Manikou. Distances+ remercie La Clinique du coureur, qui a rendu possible ce reportage.

-> Lire tous les reportages de notre couverture spéciale à la TransMartinique