Mickaël Preti prêt à affronter le premier Marathon des Sables péruvien

Mickael Preti1
Photo : courtoisie

On connaît le Marathon des Sables, célèbre course à étapes dans le désert sud-marocain. L’épreuve mythique s’exporte au Pérou du 26 novembre au 4 décembre 2017. Le défi : six jours pour parcourir 250 km au milieu des dunes de sable sous une chaleur accablante. Un Montréalais de 33 ans, Mickaël Preti sera sur la ligne de départ.

La recherche de l’inconfort

À quelques jours du départ, Mickaël est à la fois serein et excité. Des préoccupations l’habitent toutefois. La première est d’ordre climatique. « Passer du Québec en ce moment au Pérou dans le désert, ça va faire un sacré contraste et il va falloir le gérer mentalement et physiquement », explique-t-il. Puis, sa préparation est-elle optimale? L’athlète, qui s’est légèrement blessé au cours des derniers mois, se sent par ailleurs fatigué. « J’ai toujours Harricana dans les jambes je pense, et je sens bien que c’est la fin de saison. »

Ces interrogations, dont il trouvera les réponses uniquement lors de la course, ne l’empêchent pas d’avoir une vision idyllique et inspirante de l’aventure qui l’attend. En prenant part au Marathon des Sables, ce passionné de voyage d’aventure fait d’une pierre, deux coups : « j’ai voyagé aux quatre coins du globe, et l’Amérique du sud a toujours été une destination révée. »

Pour Mickaël, le voyage ne se cantonne pas à une destination. « Ce sont les conditions extrêmes qui m’intéressent. Le côté autonomie alimentaire, tout transporter avec soi à l’exception de l’eau et des tentes, le côté introspection, l’aventure intérieure, la solidarité et le côté  »aller jusqu’au bout de soi » ajoutent un intérêt à la course », dit-il. Les mots qui se bousculent dans la bouche de Mickaël traduisent sa quête d’un voyage qui sera au moins autant spirituel que géographique.

Traverser le désert… en sandales

Avec un défi de la sorte, on pourrait croire que Mickaël Preti a énormément d’expérience derrière la cravate. Pourtant, s’il pratique la course à pied depuis son adolescence, et qu’il travaille pour La Clinique du coureur, ça ne fait que trois ans qu’il participe à des courses. « J’ai commencé par un marathon puis des trails, et j’ai vite progressé vers de la course longue au-delà de 100 km », relate-il. Au nombre de ses exploits sportifs, on trouve notamment le Cappadocia Ultra-Trail en Turquie.

Comme si l’épreuve du Marathon des Sables n’était pas suffisante, l’athlète s’impose un défi supplémentaire : courir en sandales. Ce n’est pourtant pas si fou qu’il n’y parait! « Une majorité des abandons, c’est à cause des pieds. L’idée des sandales est d’éviter d’avoir des ampoules et les pieds qui transpirent, et de permettre au sable de s’échapper très facilement ».

Mickaël Preti2
Photo : courtoisie

La ligne d’arrivée comme prochain point de départ

Le Marathon des Sables est l’objectif de fin de saison de Mickaël. Mais il réfléchit déjà à la suite, une véritable boulimie d’expérimentations! Il attend de quitter les Andes pour planifier concrètement la prochaine saison qui s’annonce toute autant palpitante. « J’envisage faire le Bromont Ultra 160, le nouveau parcours de 100 km du Québec Méga Trail, et je vais peut-être commencer ma saison par le marathon d’Ottawa que j’envisage de faire pieds nus », énumère-t-il.

Sans oublier l’expédition polaire qu’il espère aussi mener. Pas banale, la vie de Mickaël Preti!

À lire aussi :

Après le Marathon des Sables au Maroc, Jacques Sidoun est en train de courir celui du Pérou