Mathieu Blanchard, Marianne Hogan et Annie Jean au Marathon du Mont-Blanc

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Paysage classique offert aux coureurs lors du Marathon du Mont-Blanc / Photo : Mylène Gauthier

Mathieu Blanchard et Marianne Hogan prennent ce vendredi le départ du 80 km du Mont-Blanc. Ils devront affronter 6000 mètres de dénivelé positif. Dimanche, une autre coureuse québécoise bien connue, Annie Jean, participera au très relevé Marathon du Mont-Blanc, auquel prendra part cette année le légendaire Kilian Jornet, triple vainqueur de l’épreuve (2012, 2013 et 2014).

L’emblématique 42 km cumule 2730 mètres de dénivelé positif.

Les deux courses se déroulent dans la superbe vallée de Chamonix, où se tient également l’Ultra-Trail du Mont-Blanc à la fin du mois d’août.

L’inquiétude de Mathieu Blanchard

« Les montagnes sont immenses ici, avec l’altitude et le dénivelé, ça va être quelque chose de costaud », a commenté un peu avant le départ Mathieu Blanchard. Le Français, qui vit à Montréal, a notamment remporté le 50 miles de Bear Mountain au mois de mai, mais il ne se fait pas trop d’illusions sur cette course compte tenu du niveau des coureurs présents. Il dit d’ailleurs ne pas s’attendre à figurer dans le top 10, même s’il s’est furieusement entraîné au cours des derniers mois. D’autant qu’il doit gérer un pépin physique. « La forme va bien, mais j’ai une grosse douleur à un tibia », a-t-il confié à Distances+. Il ne sait pas s’il s’agit d’une périostite ou d’un début fracture de stress, mais cela génère chez lui de l’inquiétude.

Annie Jean, pour le plaisir

Annie Jean, qui est arrivée 22e au Championnat du monde de trail se dit également consciente du défi qui l’attend. « La compétition du marathon est féroce autant chez les hommes que chez les femmes pro. Ils sont tous là », a-t-elle prévenu.

Fidèle à elle-même, elle veut conserver une attitude zen pour cette course. « Je veux m’amuser en premier lieu. Absorber la beauté du parcours », dit-elle.

Paysages grandioses

Mylène Gauthier, collaboratrice à Distance+, a participé au 42 km du Mont-Blanc l’an dernier. « C’est magnifique, s’enthousiasme-t-elle. C’est une organisation super bien rodée, les ravitos sont très conviviaux, avec du saucisson, du fromage et de l’eau pétillante, et il y a une très belle ambiance, les gens encouragent les coureurs avec des cloches à vaches. »

Les paysages grandioses y sont aussi pour beaucoup. « Ça se passe du côté du massif des Aiguilles Rouges. Pendant une bonne partie de la course, le paysage que l’on a devant soi, c’est le Mont-Blanc. »

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Un dénivelé exceptionnel

Sur les 2700 m de dénivelé positif, plus de la moitié sont concentrés sur une distance d’à peine 7 km.

« C’est ce qui pourrait déranger les coureurs québécois, estime Mylène. Manger autant de dénivelé sur d’aussi courtes distances, il n’y a pas d’équivalent au Québec. »

En revanche, contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’altitude ne devrait pas être un problème. « On ne dépasse pas le seuil des 2800 m où l’on peut éprouver des maux de tête. Moi, je n’ai rien senti, sinon un léger essoufflement prématuré », dit-elle.

Pour le reste, le parcours est plutôt varié. « C’est principalement de la pierre, dit-elle. Il y a quelques chemins campagnards et des sentiers single track plus larges que nos sentiers de raquettes. Ce sont des sentiers foulés par des millions de personnes annuellement. Il y a des portions roulantes dans les villages près des ravitos et des portions plus techniques en flanc de montagne. »

Mylène Gautier se souvient également du plaisir qu’elle a eu après la course, en redescendant par téléphérique à Chamonix, une ville qu’elle estime « sur-mesure pour les amateurs de plein air. » Et le soir venu, tout le monde se promène avec son chandail de course.