Après le Marathon des Sables au Maroc, Jacques Sidoun est en train de courir celui du Pérou

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Jacques Sidoun au Marathon des Sables Pérou – Photo : Cyril Quintard

Tout comme Mickaël Préti, le coureur québécois Jacques Sidoun est en train de courir la première édition péruvienne du Marathon des Sables. Le format de l’épreuve est identique au célèbre ultra au coeur du Sahara, à savoir 250 km en six étapes, dans le désert d’Ica entre l’Océan Pacifique et la Cordillère des Andes.

« J’ai eu la chance de courir le Marathon des Sables (MDS) au Maroc en 2016, alors je sais un peu plus à quoi m’attendre », a expliqué à Distances+, serein, Jacques Sidoun, quelques jours avant de prendre le départ. « Nous avons reçu un courriel pour nous dire de ne pas nous écarter des sentiers parce que nous allons traverser des sites archéologiques », dit-il. Le décor est planté et l’excitation, palpable.

Au moment de publier ces lignes, l’étape 2 est en cours. Jacques a terminé en 78e position la première étape, sur 273. Le légendaire Rachid El Morabity, multiple vainqueur du Marathon des Sables marocain, est en tête chez les hommes, et la championne française Nathalie Mauclair domine chez les femmes.

Coureur aguerri pour course à guerriers

Jacques, 48 ans, sait qu’il pourra compter sur son expérience, même s’il se décrit comme un « coureur amateur ». Il a tout de même à son actif les 100 km de Millau, le MDS 2016, une vingtaine de marathons et autant d’ultras. Il prendra également le départ du Lavaredo Ultra Trail en Italie en 2018.

« Je suis satisfait à 95 % de ma gestion de l’événement l’an dernier, mais je vais emmener un peu moins de nourriture et retirer 2 kg d’équipement [cette fois-ci] ». Il avait préparé minutieusement sa course dans le désert marocain, une expérience incroyable à ses yeux, mais le Montréalais sait qu’un simple grain de sable dans l’engrenage peut remettre en question une mécanique bien huilée.

En mode course… jour et nuit

La course se déroule en autonomie complète à travers des dunes de sable très meubles. À la chaleur des journées s’opposera la fraîcheur des nuits : « Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre, il pourra aussi bien faire 3 °C que 10°C, ce sera important d’être vigilant afin de bien dormir ». Jacques estime que le multi-étapes conjugué à l’autonomie complète constituent le défi le plus complexe et le plus important, parce qu’il ne pourra compter sur personne d’autre que lui-même s’il a oublié quelque chose ou s’il vit un moment de détresse.

Préparation sérieuse, mais pas spécifique

Du fait de son emploi du temps chargé, Jacques Sidoun ne s’est pas spécifiquement préparé à une course à étapes. Il a fait comme avant d’affronter un ultra. L’essentiel de sa préparation s’est déroulée au Québec, sans grosses chaleurs ni désert de sable. « Mes guêtres sont efficaces et le sable ne passe pas, se réjouit-il. De toute façon, je ne suis pas sujet aux ampoules, qui sont sans doute la principale cause d’abandon ».

« Le but est de compléter l’épreuve, a précisé le coureur. C’est très difficile de se dire qu’on va « faire un temps », mais j’essaierai quand même de pousser un peu plus fort qu’au Maroc ».

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