Marathon du Mont-Blanc : la « grande randonnée » de Josée Prévost, qui n’a pas pu courir, ou presque

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Photo : courtoisie

Quelle ne fut pas la surprise de Josée Prévost d’être pigée pour participer à la 40e édition du marathon du Mont-Blanc, et ce dès sa première tentative! La fameuse épreuve, qui compte 2500 m de D+ et qui s’est tenue à Chamonix le 1er juillet, attire des coureurs de partout, et il faut passer par la loterie pour y participer.

Avant de s’y rendre, la propriétaire de La Maison de la course, qui n’avait aucune expérience de courses en Europe, savait une chose : il lui fallait accumuler du dénivelé, parce que les Alpes ne sont pas des petites collines montérégiennes.

Elle s’est donc attaquée à un entraînement exigeant, majoritairement effectué au Mont-Saint-Hilaire, à côté duquel elle vit et où elle tient boutique.

« Il y a une montée abrupte en particulier que j’ai fait à répétition pour essayer de simuler les conditions des courses européennes, explique-t-elle. C’était très musculaire. J’ai beaucoup couru sur des jambes fatiguées, mais je suis arrivée là-bas en super forme! », lance-t-elle.

Pour courir, il faut bien se placer

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Josée s’est rendue au point de départ, en plein coeur de Chamonix, avec des centaines d’autres participants.

Se disant qu’elle aurait le loisir de dépasser tout au long du parcours, elle s’est placée derrière le peloton. C’était une erreur, et elle l’a réalisé bien assez vite. « Après un kilomètre et demi, ça devient du single-track, et c’est presque impossible de dépasser », explique-t-elle.

Elle ne s’est pas inquiétée tout de suite : le paysage était époustouflant. Par contre, lorsqu’elle est arrivée au premier point de ravitaillement 90 secondes avant l’heure limite, elle s’est bien rendue compte de son erreur.

Josée pensait courir un marathon, mais en raison du nombre élevé de participants, elle n’a pas pu courir. « On est tellement proches des autres coureurs qu’on risque de manger des coups de bâtons et d’en donner à la personne derrière. Dépasser, c’est exténuant, et on ne peut pas le faire pour 500 personnes », raconte-t-elle.

Résignée, elle décide alors de faire ce qu’elle qualifie de « grande randonnée pédestre ». Elle boucle ainsi le parcours de 42 km en 9 h 34, soit environ une heure et demie de plus que ce qu’elle avait prévu.

Photo: courtoisie
Sur le parcours du Marathon du Mont-Blanc – Photo : courtoisie

« À refaire, c’est sûr que je me placerais mieux, dit-elle. Et je me protègerais mieux du soleil. Il tape vraiment. » Mais elle ne regrette pas! « On n’a pas idée à quel point c’est beau! Et la bouffe est extra. Ils donnent du fromage et de la charcuterie aux points de ravitaillement », dit-elle, visiblement charmée.

Celle qui a couru plus d’une cinquantaine de marathons et qui s’adonne aussi à la course en sentier, n’a définitivement pas été découragée par l’expérience. Pour Josée, il y aura une prochaine fois sur le marathon du Mont-Blanc. Mais elle partira parmi les premières.

La fin de semaine dernière, d’ailleurs, elle courait la Squamish 50 avec plusieurs membres de son entourage de La Maison de la course, dont son associé Frédérick Viens.

Le Marathon du Mont-Blanc compte plusieurs épreuves, dont un ultra de 90 km, le marathon en tant que tel, un demi et un vertical. Kilian Jornet a remporté le 42 km, pour la 5e fois, chez les hommes, alors que la Néo-Zélandaise Ruth Croft l’a emporté chez les femmes.

Une quinzaine de Québécois ont participé au marathon, dont toute une gang de Québec, quelques-uns ont aussi participé au 90 km.


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