Le 24 H Tremblant de Jean-François Duquette : courir pour plus grand que soi

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Photo : Guillaume Milette

Courir pour une cause qui lui tient à cœur : voilà ce que Jean-François Duquette s’apprête à faire au 24h Tremblant qui se tient de vendredi à dimanche. Ayant remisé son wetsuit et son statut de triathlète Ironman pour adopter les ultramarathons en sentier en 2017, ce père de famille est bien motivé à se dépasser avec son équipe lors de cet événement dont tous les profits vont au mieux-être des enfants. Distances+ l’a rencontré.

Une cause qui le touche particulièrement

Ce résident de Mont-Tremblant en sera à sa première expérience au 24h Tremblant. « Chaque équipe parraine un enfant et collecte des fonds; on approche de notre objectif de 10 000 $. Courir pour les enfants, ça donne le goût de se dépasser! » explique ce père dont l’aînée est née prématurément à 26 semaines. « Notre fille est vraiment inspirante, c’est une battante », dit-il, personnellement touché par l’importance de la santé des enfants.

Il fera équipe avec onze autres coureurs, dont son père qui est un marathonien de longue date, ainsi que d’autres membres du club de course en sentier Salomon-Tremblant et du club de course Tremblant. « C’est super motivant comme objectif de groupe. Chacun va se dépasser à sa façon », dit-il, enthousiaste. Un seul coureur à la fois peut parcourir la boucle de 5 km avec le dossard de l’équipe. Le plan prévoit 35 km officiels pour Jean-François, et un brassard lui permettra de courir plus de kilomètres en tant qu’accompagnateur. « J’ai un objectif de 60 km en tête, peut-être 70 km. Drivé par l’idée d’aider les enfants, j’ai l’intention de m’en prendre plein la gueule! », explique-t-il, le sourire dans la voix.

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Jean-François a eu la piqûre des courses en sentier. Photo: Courtoisie

De l’Ironman aux sentiers

Jean-François prêche par l’exemple. En 2014, il change de mode de vie: il cesse de fumer et commence à s’entraîner plus sérieusement. Demi-marathons, marathons, triathlons de distance olympique et deux demi-Ironman se sont enchaînés jusqu’au mythique Ironman réalisé à l’été 2016. « Ça m’a pris trois ans pour me rendre au Ironman complet. En m’entraînant pour cette distance, j’ai tellement mangé d’asphalte qu’après cet événement, je me suis dit ok, c’est fait! J’ai alors mis l’emphase sur les ultramarathons et la course en forêt. » Pas de monotonie dans les bois : « Courir en sentier, c’est captif, je m’y retrouve et j’y suis en parfaite harmonie. »

Ce gestionnaire chez Station Mont Tremblant profite du magnifique terrain de jeu à sa portée. « Mon bureau est collé sur la montagne. Je cours même sur mon heure de dîner. » À sa première saison de course en sentier l’été dernier, il a participé à de nombreuses courses dans les Laurentides et en Gaspésie, dont un ultra de 50 km et de 80 km. « Pour la saison 2018, je vise entre autres compléter le 80 km de l’Ultra-Trail Harricana et à parcourir 100 km à la Pandora24. », cite celui qui prône le dépassement de soi et l’atteinte de son sommet personnel.

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La course comme moyen de dépassement de soi. Photo: Guillaume Milette, photographe

24h Tremblant

Cet événement en est à sa 17e édition. Il consiste en une course à relais de 24 heures en ski alpin, à la course ou à la marche. Plus de 2500 skieurs, coureurs et marcheurs y participent. L’événement attire une foule de plus de 30 000 personnes, avec de nombreux spectacles et activités. Plusieurs artistes et personnalités s’y associent en tant qu’ambassadeurs. Cette année, l’objectif est de réunir 350 équipes et d’amasser plus de 3,25M$. Tous les profits vont pour le mieux-être des enfants, via la Fondation Charles-Bruneau, la Fondation des Sénateurs d’Ottawa et la Fondation Tremblant. De plus, une contribution financière ira cette année à la création d’une clinique de pédiatrie sociale à St-Agathe-des-Monts, qui sera chapeautée par le CISSS des Laurentides.