Jean-François Cauchon réussit son pari sur le mont Sainte-Anne

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Jean-François Cauchon lors de son défi – Photo : courtoisie

Terrain de jeu du coureur élite Jean-François Cauchon, le mont Sainte-Anne l’a conduit, le 3 août dernier, à se dépasser plus que jamais. L’athlète a pulvérisé le record du Défi 24 heures, grimpant la montagne 22 fois… presque une fois à l’heure.

C’est 129 km et 13 289 mètres de dénivelé, soit une fois et demie l’Everest. D’un pas vif et rapide, Jean-François Cauchon a non seulement dépassé l’ancien record de 15 montées, qui était détenu par Alexandre Genois, mais il a aussi dépassé son propre objectif.

« Les deux dernières montées, c’était vraiment pour compléter les 24 heures. Il me restait trois heures et quart après la vingtième », précise-t-il. « Les deux dernières étaient vraiment pénibles. J’étais plus endormi. Heureusement, j’avais quelqu’un avec moi qui m’a motivé. »

De toutes ses montées, seulement trois ont été faites en solitaire. Près d’une cinquantaine de personnes l’ont accompagné durant son défi. À la base de la montagne, il avait, avec sa sœur Élisabeth, monté une bâche de camping et  installé des réservoirs d’eau et de la nourriture. En mouvement, il ne traînait que 300 ml d’eau.

« Je montais sous la gondole [remontée mécanique] et je descendais par le sentier des Pionniers. La gondole, c’est ce qui t’amène le plus directement en haut », explique-t-il. « Plus c’est court en distance, plus c’est efficace. »

Descendre par là était cependant hors de question. Trop raide, le sentier lui aurait « détruit les jambes ».

Jean-François accompagné d'amis lors d'une descente - Photo : courtoisie
Jean-François accompagné d’amis lors d’une descente – Photo : courtoisie

Mais malgré cette précaution, elles ont tout de même subi une dure épreuve. Au total, l’athlète a dépensé environ 13 500 calories en une seule journée.

Au moment où Distances+ l’a contacté, il se remettait péniblement de son épreuve, se préparant à un nouveau bain de glace en soirée. « En ce moment, je suis en repos complet. J’ai encore les jambes raides, j’ai du mal à m’accroupir », dit-il.

Intégré dans sa saison, le défi du mont Sainte-Anne ne l’empêchera pas de poursuivre sa lancée. Après son repos, il recommencera à accumuler de 120 à 130 km par semaine jusqu’à la prochaine course. Il est inscrit au Trans Vallée le week-end prochain, ainsi qu’au 65 km de l’Ultra-Trail Harricana. Il fait également partie de la délégation québécoise en route pour La Réunion en octobre, où il prendra part à la Diagonale des Fous.

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