Gaspesia100 : un début de saison en mode aventure pour Thomas Duhamel

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Thomas Duhamel lors de la Gaspesia 100 2017 – Photo : Gasepsia 100

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Le coureur montréalais Thomas Duhamel est de retour sur le parcours de la Gaspesia 100 ce weekend, et il entend bien défendre son titre de vainqueur. En 2017, il a non seulement remporté cet ultra qui longe la mer et rentre profondément dans les forêts, mais il a aussi été le seul à compléter l’épreuve.

Pour Thomas, le retour sur la quatrième édition de la Gaspesia, cette année, c’est bien plus que la défense de son titre, c’est littéralement une aventure, une fois de plus. C’était en effet l’appel du vent marin, la perspective d’un ultra en terre inconnue et un « road trip » entre amis qui l’avait mené à la ligne de départ l’an dernier. C’était sa première fois en Gaspésie, loin des sentiers battus des grands centres du Québec.

Le Montréalais était bien loin de se douter qu’au-delà des paysages marins, toute une aventure l’attendait. Il reprend les mots de l’organisateur Jean-François Tapp dans une entrevue récente : l’an dernier, à la Gaspesia, on a vu Noé et son arche! C’est en effet en pleine tempête, à la pluie battante que Thomas a remporté l’épreuve.

« Tu cours le long de la mer, face au Rocher Percé, à la pointe est du Québec. De l’autre côté, c’est la France, ma Normandie natale », relate le coureur sur sa première expérience de la Gaspesia 100.

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La Gaspesia, bien plus qu’une course

C’est cette atmosphère, et l’aventure que constitue en soi un voyage vers la Gaspésie, qui poussent Thomas à retourner à Percé cette année. 

« La Gaspesia, c’est phénoménal. C’est une atmosphère de course en famille, où tout le monde se connait, et ça rapproche tout ça, dit-il. L’organisateur, J-F, connaissait tous les coureurs par leur nom. L’organisation était top. La course était belle, malgré la température. Les bénévoles étaient super. Il y en a même un qui m’a attendu dix heures dans son auto pour me donner un petit verre d’eau. » 

Et puis, « tu finis, et t’es au pied de la Microbrasserie Pit Caribou! ». 

Thomas s’attend à une bonne course encore cette année. Fort de s’être relevé de petits soucis en début de saison, Thomas est content d’un bon début d’entraînement cette année, dont le point culminant a été son rôle de donneur de rythme pour Pierre-Michel Arcand à la Massanutten 100 en Virginie. 

Pour la Gaspesia, il connait maintenant le terrain, son dénivelé, ses aspects techniques, mais il lui manque une donnée. Il ne sait pas qui seront ses compétiteurs.

Il confie qu’il aimerait bien être poussé à nouveau, mais cette fois en gardant de la compétition jusqu’à l’arrivée. Il entend défendre farouchement son titre, mais il y a fort à parier qu’il y ait de la concurrence. L’organisateur Jean-François Tapp confie que plusieurs Gaspésiens et coureurs des maritimes, habitués aux conditions locales, seront de l’événement.

Selon Thomas, bien que le niveau technique et le dénivelé de la Gaspesia 100 ne sortent pas du commun, c’est la profondeur de la forêt qui avait rendu son expérience difficile, malgré son moral de fer. 

À l’entrée de la forêt des monts Blanc et Sainte-Anne, à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, « je me parlais tout seul, je parlais à la forêt, dit Thomas. Je lui disais qu’elle ne m’aurait pas, que j’allais m’en sortir ». 

La nature dans laquelle baigne la Gaspesia est en effet hors norme. Alors que Thomas courrait le long de la plage à la pénombre, seul depuis plusieurs heures et après plus de 100 km de course, un phoque s’est joint à lui, et l’a accompagné, alors qu’il parcourait les galets sur le retour vers Percé.

Seulement sept participants avaient pris le départ du 160 km l’an dernier. Thomas avait complété l’épreuve en 26 h 54.

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