Elisabeth Cauchon : la saison de la première course au-dessus de la barre des 100 km

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Elisabeth Cauchon à l’arrivée du 65 km de l’UTHC 2017 – Photo : Team Cauchon

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À seulement 26 ans, Elisabeth Cauchon fait partie de ces jeunes athlètes qui impressionnent sur la scène du trail québécois. Après avoir remporté le 80 km de l’Ultra-Trail Harricana du Canada (UTHC) en 2016 et enchaîné avec une troisième place au 65 km en 2017, elle tentera sa chance en septembre prochain sur le 125 km, l’épreuve reine de cette course, qui fait partie du calendrier de l’Ultra-Trail World Tour. Ce sera sa première course au-dessus de la barre des 100 km.

En août dernier, la jeune athlète de Sainte-Foy, s’était également illustrée au Trans Vallée X, à Saint-Raymond, avec une belle deuxième place chez les femmes.

Elle s’est dit particulièrement satisfaite de ce résultat au Trans Vallée X, qui consiste en trois courses consécutives totalisant 90 km et 3400 m de dénivelé positif. « Courir les trois épreuves les plus longues en trois jours, c’était un gros défi. Je l’avais déjà fait en entraînement, mais en course, c’est différent. J’ai vraiment aimé ça, c’était une belle fin de semaine », a-t-elle confié à Distances+.

« Je suis vraiment contente de ma saison 2017, s’est-elle enthousiasmée. J’ai fait de bons résultats. Ça me propulse encore plus pour la saison 2018. »

Au printemps, elle avait par ailleurs pris le départ du marathon d’Ottawa, qu’elle a terminé en 3 h 45. Elle aime jumeler les différentes facettes de sa personnalité sportive, et cela a sans doute des conséquences positives sur ses performances en sentier.

Courir dans les sentiers du Mont Blanc

En septembre dernier, Elisabeth s’est rendue à Chamonix avec son frère Jean-François pour l’encourager dans le cadre de sa participation au mythique Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB). Elle en a profité pour découvrir ce terrain de jeu exceptionnel. « C’est le paradis de la trail, assure-t-elle. Il y a des sentiers partout, plein de gens qui courent, de beaux paysages: c’est motivant! »

Jean-François, qui a réalisé toute une performance en passant la ligne d’arrivée à la 31e place, est son grand partenaire d’entraînement. « Ce n’est pas Elisabeth et Jean-François, c’est Team Cauchon. On travaille à deux », prend-elle même la peine de préciser.

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Le Team Cauchon à Chamonix (Mont Blanc) en août 2017 – Photo : Team Cauchon

Entraînement croisé hivernal

À l’automne, Elisabeth a été freinée dans son élan. Elle a diminué son volume d’entraînement et consulté un physiothérapeute pour venir à bout d’une douleur au talon qui l’avait incommodée lors de l’UTHC. Elle a aussi dû mettre la pédale douce au mois de décembre. « J’ai arrêté de courir deux ou trois semaines, car j’ai travaillé beaucoup et j’ai eu la grippe et une otite. Je suis (actuellement) en retour progressif. Je veux recommencer plus sérieusement en février », a-t-elle expliqué, laissant paraître une grande hâte de retourner à son entraînement habituel.

L'hiver, Elisabeth Cauchon multiplie les activités sportives / Photo : Team Cauchon
L’hiver, Elisabeth Cauchon multiplie les activités sportives – Photo : Team Cauchon

Ceci dit, la jeune femme n’est pas en reste. Polyvalente, elle affectionne plusieurs disciplines sportives, qui se révèlent être complémentaires à la course. « L’hiver, je fais beaucoup de ski (télémark et backcountry) avec mon frère ou des amis, et on monte la montagne à pied ensuite. Je fais aussi du soccer et de l’ultimate frisbee. C’est différent, c’est plus du sprint. J’essaie également de faire du yoga pour la musculature et la flexibilité », résume la championne.

Un 125 km et un marathon au programme 2018

La saison d’Elisabeth Cauchon devrait être une nouvelle fois passionnante. Elle visera tout d’abord un record personnel à l’occasion de sa deuxième expérience sur marathon. « Je débute ma saison 2018 avec le Marathon d’Ottawa, fin mai, a-t-elle indiqué. C’est une belle fin de semaine de course avec mes amis. J’aimerais faire un meilleur temps que l’an passé. Je vise 3 h 30. Je vais donc débuter les longues distances plus tôt et cumuler plus de kilomètres. Cela va m’aider pour la course en sentier, car je vais déjà avoir beaucoup de volume d’entraînement. » Ce sera son tremplin à sa saison de courses hors route.

Côté sentier, elle devrait donc franchir cette année la barre des 100 km. « Je veux faire le 125 km de l’UTHC (que son frère a remporté en 2016) et participer de nouveau au Trans Vallée X. Plusieurs autres courses m’intéressent aussi, mais ça dépendra si je peux aller courir en Alberta avec mon frère. » Jean-François a en effet le projet de courir la Sinister 7.

Même si Elisabeth est habituée des podiums, pour elle, seul le dépassement de soi importe. « Je cours pour le fun. Je cours pour moi, au fond. Tant que j’atteins mon objectif, je suis contente », assure-t-elle.