David Savard-Gagnon : la saison de la consolidation

david 2
David Savard-Gagnon à son arrivée du 125 km de l’Ultra-Trail Harricana- Photo : Muriel Leclerc (UTHC)

Distances+_LaSaison2019de_SB_728x90David Savard-Gagnon a fait son entrée dans la communauté de coureurs en sentier depuis deux ans seulement et, déjà, il a su se positionner parmi l’élite québécoise avec des performances remarquables sur plusieurs grandes courses en sentier au Québec.

Ancien champion de course sur route, David a déjà remporté de prestigieux marathons tels que celui de Niagara Falls en 2016, celui de Montréal en 2013 et celui des Deux-Rives à Québec en 2009.

Une première « vraie saison » en 2018

L’année 2018 a représenté pour lui sa « vraie première saison de trail », pour reprendre son expression. Lors de ses tentatives précédentes, en 2017, il s’était fait une entorse à la cheville sur le 125 km de l’Ultra-Trail Harricana et une entorse au genou sur l’Ultra-Trail du Mont-Albert.

« J’ai peut-être pris ça à la légère au début, mais c’est très exigeant sur le corps, la course en sentiers », reconnaît David. « C’est très différent de la course sur route où tu fais toujours les mêmes mouvements. »

Pour revenir en force et mieux préparé en 2018, David a notamment changé de souliers et fait davantage de préparation musculaire en gymnase pour travailler ses chevilles et ses pieds. Et les résultats ont vite été au rendez-vous.

Après une belle course au Trail de la Clinique du coureur, où il est arrivée 7e malgré des allergies saisonnières qui ont ralenti son système immunitaire, il a remporté haut la main le 70 km du Quebec Mega Trail en juillet, puis est monté sur la troisième marche du podium du 125 km de l’Ultra-Trail Harricana en septembre.

 « Le Quebec Mega Trail est la course qui a le mieux été pour moi en 2018. C’est celle que j’ai le mieux gérée au niveau énergétique. J’ai eu une petite baisse, mais ça a fini par passer. C’est fascinant, car sur une course sur route, quand tu as une baisse, c’est fini alors qu’en ultratrail, c’est comme une montagne russe et c’est normal d’avoir des baisses à un moment donné », explique-t-il.

Il remarque d’ailleurs que la récupération est bien plus facile après un ultramarathon qu’après une course sur route. « Après un marathon, je suis courbaturé de partout, je suis magané longtemps. Alors qu’après le 125 km de l’Ultra-Trail Harricana, je recommençais à courir quelques jours après l’épreuve seulement. »

David Savard-Gagnon avec son garçon à son arrivée du 125 km de l'Ultra-Trail Harricana - photo: UTHC
David Savard-Gagnon avec son garçon à son arrivée du 125 km de l’Ultra-Trail Harricana – photo: UTHC

Une année 2019 de consolidation

Bien qu’il commence à prendre vraiment goût à l’ultra, David continue de flirter avec ses anciennes amours et prévoit réaliser deux marathons dans l’année à venir. Dans une dizaine de jours, il sera sur la ligne de départ du Marathon de Barcelone, où il profitera de l’occasion pour passer des vacances en famille. En novembre, on devrait aussi le retrouver parmi les participants du Marathon de Hamilton, en Ontario. Dans les deux cas, il se fixera l’objectif, comme toujours sur cette distance, de casser la barrière des 2 h 30.

En sentiers, le papa de deux jeunes enfants de trois ans et cinq mois alignera son année 2019 sur les mêmes courses que 2018, soit le 50 km du Trail de la Clinique du coureur, le Quebec Mega Trail, où il s’essayera cette fois sur le 110 km, puis le 125 km de l’UTHC.

 « Je souhaite faire de bonnes courses, avec de bonnes sensations où je gère bien mon effort et mon alimentation sans faire d’erreurs. Pour la position, ça dépend toujours des coureurs qui sont là, mais c’est sûr que j’aimerais faire de belles performances. »

Pour se préparer à cette grosse saison de courses, il prévoit faire une ou deux fois la Traversée de Charlevoix, qu’il avait faite sur deux jours l’an dernier. « C’est tellement un beau coin. Si je peux dire quelque chose, c’est que la trail m’a amené à mieux connaître ma propre région. Je viens de Charlevoix et, pourtant, je ne connaissais pas tant l’arrière-pays. J’avais fait l’Acropole des Draveurs et le mont du Lac-des-Cygnes plus jeune, mais c’est tout. Ça m’a ouvert l’esprit », confie celui qui travaille aujourd’hui comme professeur d’éducation physique dans la région de Charlevoix.