Sarah Bergeron-Larouche est prête pour le Championnat du monde de trail

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Elliot Cardin et Sarah Bergeron-Larouche en repérage sur le circuit du Championnat du monde – Photo : courtoisie

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C’est ce samedi, à Miranda do Corvo au Portugal, dans le cadre de l’Ultra-Trilhos dos Abutres qu’ont lieu les Championnats du monde de trail court. Parmi les Québécois qui y participent, Distances+  a posé quelques questions à Sarah Bergeron-Larouche, quelques jours avant le départ de la course. 

Arrivée au Portugal, la chiropraticienne admet se sentir bien. « Je me sens plutôt calme. J’en suis à ma cinquième participation aux championnats du monde, trois fois en course de montagne, en Italie, en Pologne et à Wales ainsi que deux fois en course de trail, soit en Slovénie et maintenant au Portugal. »

C’est reposée qu’elle entend découvrir le sentier portugais de 44 km (2120 m D+, 1970 m D-).

Le départ est donné à 9 h, heure locale, à Miranda do Corvo, au centre-nord du pays. Même si Sarah n’aura pas la chance de visiter le pays (elle doit revenir rapidement pour s’occuper de ses patients!), il lui tarde de se confronter aux meilleurs coureurs internationaux. « Lorsque j’ai pris la décision de participer à ces championnats au mois d’avril, mon niveau de motivation en trail a augmenté en flèche. » 

Les coureurs qui participent sont sélectionnés par l’association d’ultra-trail de leur pays respectif. Si Sarah est invitée chaque année et qu’elle performe bien sur les courses québécoises et américaines, elle espère cette fois se classer dans les trente premières femmes.

« C’est là que je me situe, mais je n’ai pas d’attentes. Je ne serai pas déçue de finir plus loin, et je serai agréablement surprise de faire mieux. Je ne cours pas pour le classement, mais pour donner le meilleur de moi-même dans les circonstances », dit-elle.

Si elle est sereine maintenant, son dernier bloc d’entraînement l’avait quand même plutôt inquiété. « J’ai attrapé une vraie grippe d’homme qui m’a mise sur le carreau 10 jours avant mon départ. Je suis très rarement malade. J’ai donc, pour une fois, vraiment été forcée de faire un « taper » (une période de réduction volontaire de l’entraînement avant une compétition).

Sarah confie également ne pas s’être entraînée spécifiquement pour les ultras cet hiver. «  Depuis un an, j’en profite pour m’amuser dans d’autres sports, notamment le vélo, le ski de fond, le skimo. J’ai beaucoup moins couru que les autres années. » 

Ces dernières années, Sarah avait l’habitude de partir l’hiver vers la montagne et les températures plus clémentes afin de s’entraîner avec mon copain. « Cette année, j’ai passé mon tour en raison du travail », dit celle qui a terminé ses études récemment.

L’équipe canadienne compte neuf délégués en tout. Outre Sarah, on trouve chez les femmes Kathryn Drew, Allison Thompson, Kim Magnus et Meggan Franks.

Chez les hommes, les Québécois Rémi Leroux et Elliot Cardin sont du voyage, tout comme les Canadiens Seth Marcaccio et Nick Elson.

Rémi était blessé au niveau d’une fesse et d’une hanche qui a perturbé la fin de sa préparation, mais il estime que c’est rentré dans l’ordre. « Je me sens beaucoup mieux maintenant, assure-t-il à Distances+. Je n’ai pas vraiment d’objectif spécifique de temps ou de position, mais je planifie de commencer de façon un peu plus conservatrice pour vraiment pousser vers la fin de la course. »

Quant à Elliot, il semble très motivé et a continué de s’entraîner dès son arrivée au Portugal. « Malgré mon début de saison très peu actif, je me sens quand même près, a confié le coureur de Bromont qui n’a toutefois aucune idée de la place à laquelle il peut prétendre tant le niveau est relevé. Je compte bien performer parmi nos athlètes canadiens, qui sont très forts, et bien représenter le pays. »

Sarah Bergeron-Larouche - Photo : courtoisie
Sarah Bergeron-Larouche – Photo : courtoisie

Une discipline en croissance

Le nombre de participants aux Championnats du monde 2019 confirme la forte progression de la course en sentier dans le monde.

En 2007, lors des premiers championnats à Houston, 12 délégations étaient représentées par 33 athlètes. Aujourd’hui, on compte 411 athlètes, dont 186 femmes et 233 hommes représentant 53 délégations.

L’indice de performance ITRA moyen du top 50 des athlètes chez les femmes comme chez les hommes augmente par rapport aux précédents championnats. Il est respectivement de 648 pour les femmes et de 752 pour les hommes. Cela traduit un fort engouement pour cette discipline même si le niveau entre les différentes délégations reste hétérogène.

La cote de performance de Sarah Bergeron-Larouche est de 704. Elle est la quatrième Canadienne du classement ITRA pour le format court de trail, tout juste devant Annie Jean.

Les favoris chez les hommes

Chez les hommes, dans le top 10 de l’indice de performance ITRA, arrive en tête le Britannique Jonathan Albon. Il est suivi de près par le champion du monde en titre, l’Espagnol Luis Alberto Hernando. En troisième position se trouve le Français Nicolas Martin. Il est suivi par les deux Italiens Marco de Gasperi et Franceso Puppi qui feront de l’ombre aux autres coureurs.

Dans le top 10 se trouvent aussi deux Espagnols, Cristofer Clemente et Zaid Ait Malek, deux coureurs français, Aurélien Dunand-Pallaz et Ludovic Pommeret et un Espagnol, Bojra Fernandez. Le Français Julien Rancon sera également au départ de ces Championnats du monde.

La compétition promet d’être relevée, notamment avec le Suédois André Jansson, l’Américain Mario Mendoza et le Grecque Dimitrios Theodorakakos.

Les favorites chez les femmes

Chez les femmes, le top 10 selon l’indice de performance ITRA promet une compétition riche. En tête se trouve la Néo-Zélandaise Ruth Crofth suivie de l’Espagnole Azara Garcia, puis de la Néerlandaise Ragna Débats.

On retrouve également dans le top 10 la Française Adeline Roche, deux Espagnoles, Sheila Aviles et Gemma Arenas, suivies de l’Américaine Kelly Wolf.

Viennent compléter ce top 10, l’Italienne Silvia Rampazzo et l’Américaine Dani Moreno. De nombreuses coureuses de talent promettent de surprendre les favorites, notamment avec la participation de la Roumaine Dragomir Denis, la Polonaise Magdalena Łączak et la Népalaise Sunmaya Budha.

Les absents

Des athlètes favoris ont été contraints de jeter l’éponge quelques jours avant la compétition pour des raisons personnelles. Trois coureurs américains sont concernés, Tim Tollefson, Zach Miller et Anthony Costales. Du côté des femmes, la Britannique Holly Page ne prendra pas le départ à cause d’une blessure.

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