Bear Mountain : Elliot Cardin ambitieux pour son premier 50 miles à vie

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Elliot Cardin sur la ligne d’arrivée du Bromont Ultra 2016 / Photo : Julien Hébert

Grand gagnant du 55 km de Bromont Ultra l’automne dernier, Elliot Cardin, 24 ans, se prépare pour sa plus grande distance à vie : le 50 miles (80 km) de Bear Mountain, qui se déroule samedi. Et il a la ferme intention de performer.

« Je me suis vraiment entraîné très fort tout l’hiver pour cette course, donc mon objectif ce n’est pas seulement de compléter l’épreuve, mais je veux également terminer dans les premiers », a-t-il confié à Distances+. Son principal défi sera de bien gérer son effort tout au long de cette nouvelle distance.

Champion précoce

Sa victoire au Bromont Ultra en 2016 a été une véritable surprise. « J’ignorais que j’étais le premier jusqu’à ce qu’on m’avise vers le 40e kilomètre, raconte Elliot Cardin. J’ai alors réalisé qu’il n’y avait pas grand monde derrière moi. J’étais vraiment content et, en plus, il me restait de l’énergie quand j’ai terminé. »

Une performance remarquable pour un coureur qui a débuté par la course sur route en 2015 lors de l’épreuve du 21 km du Marathon des Érables. Cette même saison, il a décidé de participer aux sorties du Club de trail de Bromont, découvrant ainsi la course en sentier. « Les sorties du mercredi et du samedi sont très populaires. Il peut y avoir jusqu’à 30 personnes. C’est là que j’ai connu Alister Gardner », explique-t-il.

Sur les traces d’Alister

Cette rencontre a été déterminante pour Elliot. « Depuis, on s’entraîne ensemble trois ou quatre fois par semaine, à faire du sentier et des intervalles, dit-il. Comme Alister est un très bon athlète, les trainings sont également très bons et intenses. »

L’apport de Gardner ne s’arrête pas là. « Il m’explique comment lire une montagne, comment gérer mon rythme et mon alimentation en course. C’est comme mon coach, c’est vers lui que je me dirige quand j’ai des questions. Je suis vraiment privilégié d’avoir accès à un coureur de son calibre », s’enthousiasme-t-il.

Elliot Cardin a terminé 2e du 5 km de la course NDL en mai - Photo : Reda Amarti
Elliot Cardin a terminé 2e du 5 km de la course NDL en mai / Photo : Reda Amarti

L’entraînement par blocs

Pour maximiser ses chances en 2017, Elliot a augmenté le volume de son entraînement de façon substantielle. « Je fais environ 100 km par semaine en course et j’ai maintenu cette charge tout l’hiver, explique-t-il. Je complète le tout par du renforcement musculaire. »

À l’image d’Alister Gardner, son entraînement se divise en blocs : un bloc intensif de quatre semaines suivi d’un bloc plus modéré d’une semaine avant l’événement. « C’est ce que je fais pour les courses d’importance, mais avec le nombre de courses durant l’été, je ne peux pas me permettre une semaine de repos à chaque fois », dit-il. Certaines courses de plus courte distance prévues à son calendrier, comme le Sutton XTRAIL en mai, seront avant tout des courses d’entraînement.

Pour ce résident de Cowansville, c’est une année charnière. « 2016 a été mon initiation au trail. Je veux que 2017 soit vraiment ma lancée. J’aimerais avoir plusieurs victoires », envisage-t-il avec confiance.

Reste que son programme pour les mois à venir n’est pas encore complètement établi. « Je suis du style à m’inscrire à la dernière minute, prévient-il. J’ai déjà de l’intérêt pour l’Ultra-Trail du Mont-Albert, j’hésite entre la Skyrace (22 km) – où il avait terminé 6e en 2016 – et le Skymarathon (42 km), et pour l’épreuve de 65 km de l’Ultra-Trail Harricana. » Il confirme également qu’il sera au départ du 55 km du Bromont Ultra en octobre prochain pour défendre son titre.

Le maçon qui voulait devenir naturopathe

Elliot Cardin est maçon depuis plusieurs années. C’est un métier qu’il aime, mais qui est, selon lui, physiquement très exigeant. Or, la course a cristallisé sont intérêt pour la nutrition. « Courir me force à améliorer mes habitudes de vie, dont mon alimentation. J’échange d’ailleurs des trucs avec Alister qui est végétalien tout comme moi. »

Depuis un an, « j’étudie la naturopathie les soirs et les week-ends, a-t-il indiqué. Il me reste encore trois ans d’étude à ce rythme. À terme, j’aimerais bien développer une clientèle sportive. C’est un bel objectif. »